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- Une tentative d’interpellation qui tourne au drame
- L’assaut matinal des policiers
- Quatre grenades lancées sur les forces de l’ordre
- Un arsenal militaire découvert dans l’appartement
- Un militant RN de longue date
- Candidat FN aux législatives de 1993
- Silence du RN national
- L’intervention du RAID et l’état du forcené
EN BREF — Militant RN de 78 ans tire sur policiers et lance grenades à Châteauroux mardi. Intervention du RAID après plusieurs heures. Arsenal découvert : 20 armes, mitraillette, milliers de munitions. Forcené gravement blessé hospitalisé. Aucun policier blessé. Enquête pour tentative d’homicide sur dépositaires de l’autorité.
Une tentative d’interpellation qui tourne au drame
L’assaut matinal des policiers
Ce mardi 17 février vers 7h du matin, deux policiers se présentent au domicile d’un septuagénaire à Châteauroux dans le quartier Beaulieu. En effet, ils viennent l’interpeller dans le cadre d’une affaire de dégradations sur un cabinet médical. Néanmoins, l’homme ne répond pas lorsque les forces de l’ordre frappent à sa porte.
Vers 9h, le suspect sort pour jeter ses poubelles. Ainsi, les policiers s’approchent pour procéder à l’interpellation. Néanmoins, le septuagénaire se retourne brusquement et sort une arme de poing qu’il cachait dans son dos. Par conséquent, il ouvre le feu sur les agents sans les toucher. Ensuite, un échange de tirs s’engage dans le hall de l’immeuble avant que l’homme ne se réfugie dans son appartement du troisième étage.
Quatre grenades lancées sur les forces de l’ordre
Vous reprendrez bien un peu de jet de grenade du nouvel arc républicain ? https://t.co/deWs4IZMZr pic.twitter.com/pWwnHsukF8
— Alma Dufour (@alma_dufour) February 18, 2026
Une fois retranché chez lui, le forcené continue de tirer par la fenêtre. Par ailleurs, il lance trois grenades défensives datant de la Seconde Guerre mondiale. En effet, ces explosifs peuvent tuer dans un rayon de 150 mètres. Néanmoins, seule l’une d’entre elles explose sans faire de victime. De plus, lors de l’assaut du RAID, il jette une quatrième grenade sur le palier qui n’explose pas.
En conséquence, les habitants de l’immeuble sont immédiatement évacués. Par ailleurs, un périmètre de sécurité est établi dans tout le quartier. Ainsi, 30 policiers nationaux, cinq policiers municipaux, 23 gendarmes et 28 pompiers sont mobilisés. Enfin, une cellule d’urgence médico-psychologique est activée pour accompagner les riverains.
Un arsenal militaire découvert dans l’appartement
Le procureur de Châteauroux David Marcat parle d' »un véritable arsenal ». En effet, les enquêteurs découvrent dans l’appartement une demi-douzaine d’armes de poing chargées, un fusil à pompe et un atelier artisanal de fabrication de munitions. Par ailleurs, dans la cave, ils trouvent une vingtaine d’armes de poing supplémentaires, toutes chargées, ainsi qu’une mitraillette et plusieurs milliers de munitions. Néanmoins, aucune arme n’était déclarée selon le parquet.
Le procureur évoque « un profil très préoccupant qui pouvait à tout moment passer à l’acte ». En effet, dans son casier judiciaire ne figure qu’une seule mention pour violence en 2017, ayant occasionné une condamnation à de la prison avec sursis.
Un militant RN de longue date
Candidat FN aux législatives de 1993
Le maire de Châteauroux Gil Avérous confirme que l’interpellé est « un militant Rassemblement national très actif et bien connu » localement. En effet, selon plusieurs sources concordantes, cet homme avait été candidat Front national aux élections législatives dans l’Indre entre 1992 et 1994. Par ailleurs, il filmait régulièrement les conseils municipaux de Châteauroux.
Néanmoins, le procureur David Marcat affirme qu’il n’y a « aucune connotation politique ou militante » dans les faits, ni contexte de radicalisation avéré. Ainsi, l’enquête se concentre sur les motivations personnelles liées au différend avec le cabinet médical.
Silence du RN national
La déléguée départementale du RN dans l’Indre, Mylène Wunsch, s’est rendue sur les lieux mardi mais n’a pas souhaité s’exprimer. Par ailleurs, aucune réaction officielle de Marine Le Pen ou Jordan Bardella n’a été enregistrée à ce stade. En conséquence, le député LFI Antoine Léaument dénonce sur X : « Un cadre RN, candidat aux législatives, tirant au fusil et jetant des grenades. Aucune condamnation de Le Pen ou Bardella. »
L’intervention du RAID et l’état du forcené
Les négociations avec le septuagénaire ont échoué tout au long de la matinée. Par conséquent, le RAID donne l’assaut vers 14h30. Ainsi, plusieurs détonations retentissent dans le quartier. Enfin, c’est le chien du RAID qui permet d’immobiliser le tireur en l’attaquant à la jambe.
Le forcené a été gravement blessé lors de l’intervention avec un traumatisme crânien. En effet, son pronostic vital a été engagé plusieurs heures avant de se stabiliser mercredi. Néanmoins, le procureur précise qu' »on ne sait pas si c’est un impact, un tir à la tête du RAID ou s’il a tenté de se donner la mort ». Une enquête pour tentatives d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique a été ouverte.