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- Une “Terre froide” repérée dans les archives de Kepler
- HD 137010 b : une planète presque terrestre, mais très froide
- Zone habitable : une condition, pas une promesse
- Ce que James Webb et Roman pourraient vérifier
- Un système planétaire “à l’envers” qui secoue la formation des mondes
- Pourquoi c’est surprenant
- Des hypothèses qui reviennent souvent
- Ce que cela pourrait changer
- C/2026 A1 : une comète qui pourrait devenir un événement à l’œil nu
- Le scénario le plus spectaculaire
- Pourquoi elle intéresse autant
- L’IA qui estime le risque de répliques en quelques secondes
- Ce que l’IA permet réellement
- Pourquoi la vitesse change la gestion de crise
- Autres signaux à surveiller en 2026
- La Lune redevient un axe central
- Plus de données, donc plus d’exceptions
- Fusion, matière noire, Mars : le temps des scénarios testables
- À retenir
Une “Terre froide” repérée dans les archives de Kepler
Fin janvier, des astronomes ont remis en lumière une candidate exoplanète. Ils ont fouillé les données de Kepler, ancien télescope spatial. Kepler repérait des planètes en mesurant une baisse de luminosité lors d’un passage devant l’étoile.
HD 137010 b : une planète presque terrestre, mais très froide
La planète, HD 137010 b, serait légèrement plus grande que la Terre. Elle orbite autour d’une étoile de type K. Ce type d’étoile est plus froid et moins lumineux que le Soleil. La distance annoncée est d’environ 146 années-lumière.
Zone habitable : une condition, pas une promesse
Son orbite d’environ 355 jours la place près de la limite externe de la zone habitable. Cette zone désigne une région où l’eau liquide peut exister, en théorie. Pourtant, les modèles suggèrent une température moyenne proche de −70 °C. On parle alors d’une “Terre glacée”.
À retenir : la zone habitable indique surtout une distance à l’étoile. Elle ne garantit pas un climat tempéré. L’atmosphère, la pression et l’effet de serre peuvent tout changer.
Ce que James Webb et Roman pourraient vérifier
Des observations avec James Webb (JWST) pourraient préciser l’atmosphère. Le futur Nancy Grace Roman pourrait aussi contribuer. L’objectif serait de mesurer la composition de l’air, si air il y a. Ensuite, les équipes chercheraient d’éventuelles biosignatures.
Biosignatures : indices chimiques dans une atmosphère (certaines combinaisons de gaz) pouvant suggérer une activité biologique. Ce n’est pas une preuve, mais un signal à tester.
Un système planétaire “à l’envers” qui secoue la formation des mondes
Mi-février, une autre annonce a attiré l’attention. Elle concerne un système autour de LHS 1903. Son architecture ne colle pas aux scénarios “classiques”.
Pourquoi c’est surprenant
En général, les planètes rocheuses se trouvent plus près de l’étoile. La chaleur y rend les enveloppes de gaz plus difficiles à conserver. À l’inverse, les géantes gazeuses apparaissent plus loin. Le froid facilite l’accumulation de matière. Ici, l’ordre serait brouillé.
Des hypothèses qui reviennent souvent
Plusieurs pistes sont discutées.
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Migration orbitale : une planète peut changer de place après sa formation.
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Interactions gravitationnelles : les planètes peuvent se bousculer, puis se réorganiser.
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Disque protoplanétaire atypique : le disque de gaz et de poussières autour d’une jeune étoile peut être inhabituel.
Disque protoplanétaire : matériau initial (gaz + poussières) dont naissent planètes, astéroïdes et comètes.
Ce que cela pourrait changer
Si ces architectures sont fréquentes, les modèles devront s’adapter. Et la question devient plus large. Où naissent les mondes rocheux, vraiment ? Et à quelle fréquence restent-ils stables sur le long terme ?
C/2026 A1 : une comète qui pourrait devenir un événement à l’œil nu
Découverte mi-janvier, la comète C/2026 A1 se dirige vers le Soleil. Son périhélie est attendu au printemps. Le périhélie est le point où la comète passe au plus près du Soleil.
Le scénario le plus spectaculaire
Si elle survit à ce passage, elle pourrait devenir très brillante. Elle pourrait même être visible à l’œil nu. Certaines comètes, en revanche, se fragmentent. Elles “craquent” sous la chaleur et les forces gravitationnelles. La luminosité reste donc difficile à prévoir.
Pourquoi elle intéresse autant
Une comète active libère des gaz et des poussières. Ces matériaux renseignent sur la matière primitive du Système solaire. C’est précieux, car ces objets ont peu évolué. Ils gardent une part de mémoire chimique.
L’IA qui estime le risque de répliques en quelques secondes
Sur Terre, l’IA progresse en sismologie. L’objectif est clair : estimer vite le risque de répliques après un séisme.
Ce que l’IA permet réellement
Il ne s’agit pas de prédire un grand séisme à l’avance. L’enjeu est différent. Juste après un choc principal, l’IA calcule une probabilité de répliques. Elle le fait à partir de données en temps réel. Elle peut aussi repérer des motifs fins dans les signaux.
Pourquoi la vitesse change la gestion de crise
Après un séisme, les minutes comptent. Les équipes doivent sécuriser des bâtiments. Elles doivent aussi prioriser les zones. Des modèles statistiques existent déjà. Le plus connu est la famille ETAS. L’IA vise surtout à accélérer et affiner les premières estimations.
ETAS : modèles statistiques utilisés pour estimer la séquence de répliques après un séisme. Ils servent de base à de nombreuses évaluations du risque à court terme.
Autres signaux à surveiller en 2026
La Lune redevient un axe central
Les programmes lunaires montent en cadence. Les agences préparent de nouvelles étapes. Et les acteurs privés accélèrent aussi. Cette combinaison change le rythme global.
Plus de données, donc plus d’exceptions
Les catalogues explosent. Les instruments observent plus, et mieux. Résultat : des systèmes “bizarres” apparaissent plus souvent. Et ces anomalies deviennent des cas d’école.
Fusion, matière noire, Mars : le temps des scénarios testables
Les avancées récentes nourrissent surtout des hypothèses. Elles doivent encore être tranchées. Sur Mars, par exemple, des molécules organiques ne suffisent pas à conclure. Elles obligent surtout à mieux séparer le biologique du non-biologique.
À retenir
Janvier-février 2026 donne le ton. L’astronomie multiplie les mondes inattendus. Dans le même temps, l’IA rend certaines disciplines plus opérationnelles. La sismologie en est un bon exemple. Et la suite de l’année pourrait accélérer encore.