Attaque à l’Arc de Triomphe : l’assaillant radicalisé abattu par un gendarme

Un homme fiché S pour radicalisation a attaqué des gendarmes au couteau vendredi soir sous l'Arc de Triomphe à Paris. Neutralisé par un tir de riposte, l'assaillant de 47 ans est décédé des suites de ses blessures. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'affaire.

© L'Arc de Triomphe à Paris, théâtre d'une attaque au couteau vendredi 13 février. Un homme fiché S pour radicalisation a attaqué des gendarmes lors du ravivage de la flamme. Il a été abattu par riposte.

Consulter Masquer le sommaire

EN BREF — Brahim Bahrir, 47 ans, a attaqué un gendarme au couteau lors du ravivage de la flamme vendredi à 18h. Un autre gendarme a riposté par balles. L’assaillant avait une condamnation pour terrorisme en Belgique en 2013. Il est décédé à l’hôpital. Aucun blessé parmi les forces de l’ordre.


L’attaque pendant le ravivage de la flamme

Les faits se sont déroulés vendredi 13 février vers 18 heures. La cérémonie quotidienne du ravivage de la flamme du soldat inconnu avait lieu sous l’Arc de Triomphe. Un homme armé d’un couteau et d’une paire de ciseaux s’est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile.

D’après le parquet national antiterroriste, l’agresseur s’est jeté sur le militaire. Il a tenté de le poignarder. Néanmoins, le couteau a buté sur le col de la gabardine du gendarme. Le militaire n’a donc pas subi de blessure physique. Un autre gendarme présent sur place a immédiatement riposté. Il a fait usage de son arme de service. Il a touché l’assaillant au torse et à la jambe.

A lire aussi :  Paris 2025 : Les Grands Projets Urbains qui Vont Transformer la Capitale

Les secours ont transporté Brahim Bahrir dans un hôpital parisien. Son pronostic vital était engagé. Il est décédé de ses blessures en début de soirée. Par ailleurs, le président Emmanuel Macron a félicité les gendarmes. Ils ont « réagi tout de suite » et permis de « stopper cette attaque terroriste », selon ses mots prononcés en marge de la Conférence de Munich.

Un récidiviste condamné pour terrorisme en Belgique

L’assaillant est né en 1978 à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines. Les services de renseignement le connaissaient bien. En effet, Brahim Bahrir avait écopé de 17 ans de réclusion en 2013. Un tribunal belge l’avait condamné pour avoir poignardé trois policiers. Les faits s’étaient produits dans le métro de Molenbeek, en banlieue de Bruxelles.

Il a purgé dix ans de prison en France. Les autorités l’ont libéré le 24 décembre 2025. Elles l’ont alors placé sous surveillance judiciaire. D’ailleurs, les services l’avaient inscrit au fichier des personnes radicalisées (MICAS). Il faisait l’objet de mesures individuelles de contrôle administratif.

Selon les informations de CNEWS, l’homme aurait dû se présenter au commissariat vendredi matin. Il ne s’y est pas rendu. Au lieu de cela, il aurait téléphoné aux policiers. Il voulait « tuer des flics et des gens à Paris » en raison des événements en Palestine. « Il ne fallait pas tuer nos femmes et nos enfants. On va voir qui va triompher sous l’Arc de Triomphe », aurait-il déclaré.

A lire aussi :  Comment bien prendre vos congés pour 2024 : Découvrez les meilleures périodes pour profiter d'un maximum de vacances en 2023-2024 grâce aux jours fériés et aux ponts

Le parquet antiterroriste ouvre une enquête

Le parquet national antiterroriste s’est immédiatement saisi de l’affaire. Il a ouvert une enquête en flagrance. Les chefs d’accusation incluent la tentative d’assassinats sur personne dépositaire de l’autorité publique. Ils incluent également la participation à une association de malfaiteurs terroriste.

L’enquête revient à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris. La police judiciaire de la préfecture de police de Paris collabore. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) participe aussi. Ainsi, les enquêteurs tenteront de déterminer si l’assaillant a agi seul. Ils chercheront également s’il était en contact avec d’autres individus radicalisés.

Le soutien du ministre de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rapidement réagi sur les réseaux sociaux. « Une attaque au couteau sur des gendarmes à l’Arc de Triomphe à Paris s’est produite en fin d’après-midi. Les militaires de la gendarmerie ont courageusement riposté en faisant usage de leur arme », a-t-il écrit.

« J’adresse tout mon soutien au militaire intervenant », a ajouté le ministre. Il a salué son action « avec sang-froid et détermination face à la menace terroriste ». En effet, la réaction rapide du gendarme a permis d’éviter le pire. Le site est hautement symbolique pour la capitale française.

Une menace terroriste toujours élevée en France

Cette attaque survient dans un contexte de menace terroriste élevée. Les autorités maintiennent un niveau de vigilance maximum. Elles surveillent particulièrement les sites touristiques parisiens fréquentés. L’Arc de Triomphe et les Champs-Élysées font l’objet d’une attention renforcée.

A lire aussi :  Zara frappe fort, voici la couleur que vous allez adorer pendant la saison estivale !

Dans la soirée de vendredi, plusieurs camions de CRS stationnaient sur la place de l’Étoile. Leurs gyrophares étaient allumés. Ils barraient l’accès à la tombe du soldat inconnu. Par ailleurs, les forces de l’ordre ont renforcé leur présence dans le secteur. L’objectif vise à rassurer les touristes et les Parisiens.

Cette tentative d’attentat rappelle que la vigilance reste de mise. Paris accueillera de grands événements internationaux dans les prochains mois.

Accueil » Attaque à l’Arc de Triomphe : l’assaillant radicalisé abattu par un gendarme