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Un jeune homme discret, studieux et passionné
Quentin étudiait les mathématiques dans un établissement de la région lyonnaise. Il se distinguait par sa rigueur intellectuelle et ses centres d’intérêt variés. Il pratiquait régulièrement le tennis, un sport qu’il affectionnait pour son exigence physique et stratégique. Parallèlement, il nourrissait une grande passion pour la philosophie, qu’il explorait à travers des lectures approfondies et des discussions avec ses amis. Ces activités révélaient un tempérament réfléchi et curieux, loin de toute image de radicalité violente.
Sa vie spirituelle occupait une place centrale. Catholique pratiquant et converti – il n’avait pas reçu d’éducation chrétienne dans son enfance mais avait embrassé la foi par une recherche personnelle intellectuelle et spirituelle –, Quentin s’investissait activement dans la vie pastorale de sa paroisse. Il chantait notamment au sein de la chorale, participant aux messes et aux moments communautaires avec régularité. Ses amis le décrivaient comme un fidèle de la paroisse traditionaliste de la Fraternité Saint-Pierre à la Collégiale Saint-Just de Lyon, ou encore de Notre-Dame de l’Isle à Vienne selon certaines sources. Pour eux, il incarnait la bienveillance et la constance.
Un engagement militant pacifique selon ses proches
Proche du collectif identitaire Némésis – un groupe féministe d’extrême droite opposé aux positions « islamo-gauchistes » et à l’immigration selon ses propres termes –, Quentin participait à une action de protestation devant l’IEP de Lyon contre la conférence de Rima Hassan. Le collectif affirmait qu’il aidait informellement à encadrer et protéger des militantes lors du rassemblement, où une banderole avait été déployée.
Cependant, la famille et l’avocat Me Fabien Rajon démentent fermement toute fonction officielle de sécurité ou de service d’ordre. Ils insistent : Quentin n’était ni agent de sécurité, ni membre formel d’un tel dispositif. Il était simplement présent pour soutenir l’action en cohérence avec ses convictions. Surtout, ils soulignent son caractère non violent. Son casier judiciaire est vierge. Il n’a jamais été mis en cause dans la moindre affaire, encore moins pour des faits de violence. « Quentin a toujours défendu ses convictions de manière non-violente », répète l’avocat dans ses communiqués. Pour ses soutiens, il ne correspondait en rien à l’image d’un militant agressif ou radicalisé physiquement.
Le drame : une agression brutale et ses suites tragiques
Jeudi 12 février 2026, des tensions éclatent autour de l’IEP entre militants identitaires et antifascistes. Quentin subit une balayette qui le fait chuter violemment, son crâne heurtant le sol. Au sol, il reçoit de multiples coups de pied. L’agression se déroule à distance des lieux principaux, dans une rue plus éloignée vers la presqu’île lyonnaise. Son camarade, légèrement blessé, prévient les secours vers 19h40 quai Fulchiron (5e arrondissement). Quentin perd connaissance sur le trajet et est transporté en urgence absolue à l’hôpital Édouard-Herriot pour une hémorragie cérébrale grave.
Placé en coma artificiel, il est déclaré en état de mort cérébrale. Ses parents refusent tout acharnement thérapeutique. L’enquête pour « violences aggravées », ouverte par le parquet de Lyon et confiée à la police judiciaire, progresse sans interpellation à ce stade. Némésis accuse des membres ou ex-membres de la Jeune Garde (dissoute en 2025), mais ces allégations restent à prouver.
Quentin représente pour ses proches un jeune engagé pacifiquement dans ses idées, loin de toute violence. Ce drame tragique continue d’alimenter les débats sur les affrontements extrêmes à Lyon et la responsabilité politique dans les tensions actuelles.