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- Neuf interpellations dont l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault
- Vague d’attaques contre les permanences LFI
- Dégradations dans plusieurs villes
- LFI sous pression politique
- Une minute de silence à l’Assemblée nationale
- Tensions dans l’hémicycle
- Campagne municipale suspendue à Lyon
- Hommage et appels au calme
- Marche d’hommage samedi 21 février
- L’Église appelle à la prière
EN BREF — Neuf interpellations mardi dans l’affaire Quentin, tous liés à la Jeune Garde. Permanences LFI attaquées dans plusieurs villes. L’Assemblée nationale observera une minute de silence. Marche d’hommage à Lyon le 21 février. Les candidats aux municipales suspendent leurs campagnes.
Neuf interpellations dont l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault
Le procureur de Lyon Thierry Dran a annoncé mardi l’interpellation de neuf personnes pour « homicide volontaire », « violences aggravées » et « association de malfaiteurs ». Parmi elles figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. En effet, il a cofondé la Jeune Garde antifasciste.
Les enquêteurs ont identifié les six personnes qui ont directement agressé Quentin le 12 février. Toutes militent au sein de la Jeune Garde antifasciste. Néanmoins, le gouvernement avait dissous cette organisation en juin 2025. Par ailleurs, l’autopsie révèle que Quentin présentait « un traumatisme crânio-encéphalique majeur » avec fracture temporale droite, « au-delà de toute ressource thérapeutique ».
Vague d’attaques contre les permanences LFI
Dégradations dans plusieurs villes
Depuis vendredi soir, plusieurs permanences de militants et élus La France insoumise ont subi des attaques. À Lille, Metz, Castres, Bordeaux et Rouen, des vandales ont visé les locaux avec des jets de projectiles, du liquide rouge et des affiches liées à l’agression de Quentin. Ainsi, la tension politique monte dans tout le pays.
LFI sous pression politique
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin affirme que « c’est l’ultragauche qui a tué, c’est incontestable ». Il pointe la responsabilité de LFI dans la « violence très débridée » sur les réseaux sociaux et dans le monde physique. Par ailleurs, Bruno Retailleau dénonce « le tabassage à mort de Quentin par des militants d’ultragauche ».
En réponse, Raphaël Glucksmann appelle à « mettre un terme à cette brutalisation du débat public ». Néanmoins, il reconnaît que les « milices d’ultradroite » causent également des morts. De plus, il demande une désescalade immédiate de la violence politique.
Une minute de silence à l’Assemblée nationale
Tensions dans l’hémicycle
Les députés observeront une minute de silence ce mercredi à l’Assemblée nationale. En effet, lundi, le décès de Quentin s’était invité dans les débats. Marc de Fleurian (RN) avait lancé en direction de LFI : « Vos amis à Lyon ont pu tabasser à mort un jeune militant ». Ensuite, des invectives ont été échangées entre députés, témoignant des tensions extrêmes.
Campagne municipale suspendue à Lyon
Les candidats aux municipales lyonnaises ont mis en pause leur campagne dimanche. D’abord, Jean-Michel Aulas a annulé son déplacement à la Guillotière. Puis, Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) a annulé toutes ses actions de terrain. Enfin, Alexandre Dupalais (UDR-RN) a suspendu sa campagne « par décence ». Ainsi, la ville reste sous le choc du drame.
Hommage et appels au calme
Marche d’hommage samedi 21 février
Une « marche d’hommage » à Quentin est annoncée pour samedi 21 février à Lyon. En effet, le groupe nationaliste Audace a pris l’initiative de cette manifestation. Par ailleurs, dimanche dernier, plusieurs dizaines de personnes s’étaient déjà rassemblées à Paris. Donc, la mobilisation s’organise dans toute la France pour réclamer « Justice pour Quentin ».
L’Église appelle à la prière
À l’église Saint-Georges de Lyon que fréquentait Quentin, le recteur Laurent Spriet a appelé dimanche à « prier pour le repos de l’âme de Quentin ». Il a ajouté : « Maintenant, c’est la compassion, c’est le respect, c’est laisser faire la police et la justice ». En outre, il a rappelé l’importance du pardon dans cette épreuve.
Le maire de Lyon Grégory Doucet affirme qu' »aucun désaccord politique ne peut justifier la violence ». Il a annoncé que la ville « mettra tous ses moyens à la disposition de la Justice ». De même, Emmanuel Macron a réagi en appelant « au calme, à la retenue et au respect ». Par conséquent, il affirme qu' »en République, aucune cause ne justifiera jamais que l’on tue ».