Affaire Adama Traoré : la Cour de cassation confirme le non-lieu, la famille annonce saisir la CEDH

La Cour de cassation a confirmé ce 11 février le non-lieu en faveur des gendarmes dans l’affaire Adama Traoré. La famille annonce saisir la CEDH.

© Des proches et soutiens de la famille Traoré réagissent devant la presse après la décision de la Cour de cassation dans l’affaire Adama Traoré.

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Ce que la décision change, concrètement

La procédure pénale se termine en France

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de la famille. Elle valide donc le non-lieu. En clair, la justice française ne tiendra pas de procès pénal dans ce dossier.

Pourquoi la Cour de cassation ne rejoue pas l’affaire

La Cour de cassation ne refait pas l’enquête. Elle contrôle surtout l’application du droit. Elle vérifie aussi la solidité juridique des décisions précédentes. En rejetant le pourvoi, elle confirme que ces décisions tiennent sur le plan légal.

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“Non-lieu” : la définition simple

Un non-lieu signifie que les juges ne renvoient pas des personnes devant un tribunal pénal. Ils estiment qu’ils n’ont pas assez d’éléments, ou qu’ils ne peuvent pas retenir une infraction.

Les étapes qui ont mené à la décision d’aujourd’hui

Non-lieu en 2023, confirmation en 2024

Les juges ont prononcé le non-lieu en août 2023. Ensuite, la chambre de l’instruction a confirmé cette décision en mai 2024.

Rejet du pourvoi en 2026

Après l’appel, la famille a saisi la Cour de cassation. Aujourd’hui, la Cour a rejeté ce pourvoi. La voie pénale française se ferme donc.

Une affaire suivie depuis 2016

La mort d’Adama Traoré

L’affaire commence le 19 juillet 2016. Adama Traoré, 24 ans, meurt après son interpellation dans le Val-d’Oise. Depuis, le dossier a pris une dimension nationale.

Une bataille d’expertises médicales

Au fil des années, les parties ont produit plusieurs rapports médicaux. Les juges ont dû trancher entre des analyses parfois opposées. Cette bataille a pesé lourd dans le dossier.

Le point de la Défenseure des droits

En 2023, la Défenseure des droits a demandé des poursuites disciplinaires contre des gendarmes. Elle a aussi relevé des manquements. Cependant, sa position ne remplace pas la décision pénale.

Pourquoi la famille veut saisir la CEDH

La CEDH juge la France, pas des individus

La CEDH ne juge pas des personnes comme un tribunal pénal. Elle examine si un État respecte la Convention européenne des droits de l’homme. Ainsi, elle peut se pencher sur la qualité d’une enquête et sur le respect des droits procéduraux.

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Ce que l’avocat annonce

Me Yassine Bouzrou annonce une saisine de la CEDH. Il veut contester la manière dont la procédure s’est déroulée, maintenant que la voie pénale est terminée en France.

Ce que la CEDH peut décider

La CEDH n’annule pas une décision française comme une juridiction nationale. En revanche, si elle constate une violation, elle peut condamner l’État. Ensuite, cette condamnation peut pousser à des mesures correctrices.

Une décision qui relance le débat public

Deux lectures opposées

D’un côté, les proches d’Adama Traoré dénoncent l’absence de procès. De l’autre, la défense des gendarmes souligne que la justice les met définitivement hors de cause pénale. Par conséquent, le débat se déplace sur le terrain politique et sociétal.

La suite, côté européen

La famille dit vouloir saisir Strasbourg. Toutefois, la CEDH commencera par étudier la recevabilité. Ensuite, si elle accepte la requête, elle instruira le dossier sur plusieurs mois, parfois plusieurs années.

Les points essentiels à retenir ce soir

  • La Cour de cassation confirme le non-lieu : la procédure pénale s’arrête en France.

  • La famille annonce une saisine de la CEDH.

  • Le débat public continue, même si la justice pénale française a clos le dossier.

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