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- Le déclic : le télétravail a rendu la “vie ailleurs” réaliste
- La Thaïlande a changé ses visas pour attirer ces profils
- Visa exemption 60 jours : un “sas” qui aide à tester le pays
- Le DTV : la carte “workcation” pour rester longtemps
- LTR : l’option long terme pour profils “qualifiés/aisés”
- Ce qui attire sur place (au-delà du cliché “plage + pad thaï”)
- Ce qui change aussi : logement plus tendu et contrôles plus stricts
- Des loyers qui montent dans les villes “nomads”
- Entrer en Thaïlande demande plus de formalités qu’avant
- Le pays envisage aussi de raccourcir le sans-visa
- Avant de faire tes valises : 5 vérifications rapides
- 1) Ton statut exact
- 2) Tes preuves demandées
- 3) Ton assurance
- 4) Ta fiscalité
- 5) Ton quartier, pas juste ta ville
Le déclic : le télétravail a rendu la “vie ailleurs” réaliste
Depuis que le travail à distance s’est installé, une partie des actifs ne cherche plus seulement des vacances : elle veut un quotidien dans un autre pays.
Un exemple qui circule dans les analyses : en 2024, plus de 18 millions d’Américains se déclaraient “digital nomads” (travailleurs mobiles), et au moins 58 pays proposaient déjà des visas dédiés.
Digital nomad, en clair : une personne qui travaille en ligne (salariat à distance, freelance, entreprise) et qui vit plusieurs mois par an hors de son pays.
La Thaïlande a changé ses visas pour attirer ces profils
Le gouvernement thaïlandais a annoncé en 2024 des mesures pour faciliter les longs séjours, notamment pour les touristes et les travailleurs à distance.
Visa exemption 60 jours : un “sas” qui aide à tester le pays
Depuis juillet 2024, la Thaïlande permet à des ressortissants de 93 pays de rester jusqu’à 60 jours sans visa (avec possibilité d’extension selon les cas).
Résultat logique : beaucoup utilisent ce format pour “essayer avant de s’installer” (Bangkok, Chiang Mai, Phuket, etc.).
Le DTV : la carte “workcation” pour rester longtemps
La Thaïlande a lancé le Destination Thailand Visa (DTV), pensé pour le “workcation” (mi-travail, mi-vie sur place). Il permet des séjours jusqu’à 180 jours par entrée, avec une validité annoncée sur plusieurs années selon les modalités.
Workcation, en clair : tu travailles à distance tout en vivant temporairement dans un autre pays.
LTR : l’option long terme pour profils “qualifiés/aisés”
En parallèle, la Thaïlande pousse aussi un visa “Long-Term Resident (LTR)” destiné à des profils qualifiés, investisseurs ou retraités, avec un cadre long terme et des avantages associés.
Ce qui attire sur place (au-delà du cliché “plage + pad thaï”)
D’abord, la Thaïlande combine infrastructures, communautés et services déjà rôdés à l’international, surtout dans les grandes villes et hubs touristiques.
Ensuite, la vie quotidienne peut sembler plus simple pour des travailleurs mobiles : logements flexibles, coworkings, cafés “laptop-friendly”, offre de soins privée développée dans les grandes zones… Ce n’est pas magique, mais c’est “prêt à l’emploi” dans plusieurs villes.
Enfin, la Thaïlande vend clairement ce positionnement : une analyse bancaire locale décrit le DTV comme un vrai signal, car le pays intègre la “lifestyle migration” (migration de style de vie) dans sa stratégie.
Ce qui change aussi : logement plus tendu et contrôles plus stricts
L’attrait a un coût, surtout dans les zones très demandées.
Des loyers qui montent dans les villes “nomads”
Dans une analyse publiée par Bangkok Bank, Chiang Mai et Phuket ressortent comme zones sous pression : l’article cite une hausse très forte des loyers à Chiang Mai sur 2023, et donne aussi des niveaux de loyers moyens mensuels en 2025 dans certaines zones urbaines.
Bref : plus il y a de demande internationale, plus le marché se tend.
Entrer en Thaïlande demande plus de formalités qu’avant
Depuis le 1er mai 2025, les voyageurs doivent remplir une Thailand Digital Arrival Card (TDAC) avant l’arrivée (sauf exceptions).
Le pays envisage aussi de raccourcir le sans-visa
Les autorités thaïlandaises ont évoqué un retour potentiel à 30 jours de séjour sans visa (au lieu de 60), avec une logique affichée : limiter les abus et certaines activités illégales. À ce stade, le site gouvernemental précise que le principe a été discuté mais que la date d’application restait à confirmer.
Avant de faire tes valises : 5 vérifications rapides
1) Ton statut exact
Tourisme, télétravail, création d’activité, retraite : chaque cas implique des règles différentes. Commence par identifier ton scénario, puis choisis le visa adapté.
2) Tes preuves demandées
Certaines options exigent des justificatifs (activité à distance, fonds, etc.). Les exigences changent selon les consulats et les catégories.
3) Ton assurance
Si tu restes longtemps, anticipe la couverture santé et la responsabilité civile (ça évite les galères bêtes).
4) Ta fiscalité
Dès que tu restes une longue période, la question “où je paie quoi” revient vite. Fais-le vérifier selon ton pays de résidence fiscale.
5) Ton quartier, pas juste ta ville
Bangkok/Chiang Mai/Phuket n’offrent pas le même quotidien : bruit, transports, loyers, saison des pluies, qualité de l’air… Choisis ton “mode de vie” avant de choisir une skyline.