Grenoble : six blessés légers après le jet d’une grenade dans un institut de beauté

Grenoble (Isère), samedi 7 février 2026. Une explosion provoquée par le jet d’un engin explosif dans un institut de beauté du centre-ville de Grenoble a fait six blessés légers, dont un enfant de 5 ans, vendredi 6 février. Les auteurs sont en fuite et l’enquête se poursuit.

© Un fourgon blanc accidenté et partiellement brûlé au centre d’un carrefour urbain, près de potelets et de vélos.

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Une action rapide, en plein après-midi

Les premiers éléments décrivent une attaque brève. Des individus cagoulés arrivent devant l’établissement. L’un d’eux force l’entrée, dégoupille un engin et le lance à l’intérieur. La déflagration souffle la vitrine. Les auteurs repartent aussitôt et fuient, selon plusieurs récits concordants.

Les enquêteurs exploitent aussi des images diffusées en ligne. RTL indique qu’une vidéo publiée sur X montre un homme vêtu de noir, masqué, au contact d’une femme qui tente de refermer la porte. On le voit manipuler l’engin, le lancer, puis partir en courant.

“Pas destiné à tuer”, dit le procureur

Le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, se rend sur place et commente publiquement l’attaque. Il écarte, à ce stade, l’idée d’un engin “destiné à tuer”. Il parle d’une manœuvre d’intimidation. Il précise aussi que l’objet ne comporte pas de charge explosive importante et ne projette pas d’éléments métalliques.

Le magistrat insiste sur la nature de l’engin. Il ne décrit pas une grenade militaire “quadrillée”. On évoque plutôt un engin qui “fait du souffle”. Il y voit un signe d’escalade et de désinhibition chez certains délinquants, parce que l’acte survient en plein jour et devant des clients.

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Un bilan léger, mais un choc sur place

Les sources convergent sur six blessés légers. La préfecture mentionne un enfant de 5 ans parmi les victimes. Les secours classent les blessures en “urgence relative”, causées surtout par le souffle et les éclats de verre, d’après les informations reprises par la presse.

Sur place, l’émotion domine. Un voisin cité par RTL parle d’un “boum monstrueux”, puis décrit des “gens” qui crient et paniquent. La police installe un périmètre avec des rubalises. Les équipes scientifiques procèdent à des relevés, tandis que les pompiers sécurisent les abords.

Où se situe l’institut visé ?

Selon la presse locale situe l’institut boulevard Gambetta, près de la place Gustave-Rivet. Le Dauphiné Libéré évoque une zone passante, à proximité immédiate des grands axes. Une dépêche AFP reprise par plusieurs sites parle d’un petit salon au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation et mentionne le nom “BK Maison Beauté”.

Un contexte local sensible, sans lien confirmé avec la cible

RTL souligne la proximité du quartier Hoche, connu pour un point de deal important. Le procureur indique cependant que le salon visé ne posait pas de problème particulier. À ce stade, les enquêteurs ne rendent public aucun lien direct entre l’établissement et un réseau précis.

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Les policiers recherchent toujours les auteurs. Le parquet ne communique pas d’éléments sur leur identité, leur itinéraire de fuite ou leur mobile. Les autorités ne retiennent pas non plus, publiquement, une qualification terroriste. Les déclarations officielles mettent surtout l’accent sur l’intimidation et sur une appropriation inquiétante de l’espace public.

“Fenec 38” : une revendication attribuée, non authentifiée

Dans les heures qui suivent, une rumeur enfle sur les réseaux sociaux. Plusieurs comptes relaient une “revendication” attribuée à un groupe qui se présente sous le nom de “Fenec 38” (le “38” renvoyant à l’Isère). Des médias en ligne affirment que cette vidéo circule avec des menaces. Mais aucune source policière ou judiciaire ne l’authentifie publiquement à ce stade. L’enquête devra vérifier l’origine de cette séquence et sa valeur probante.

Un précédent en février 2025

L’affaire ravive enfin le souvenir d’un précédent à Grenoble. Le 12 février 2025, une attaque à la grenade dans un bar associatif avait fait quinze blessés, dont plusieurs graves, selon TF1info. Les autorités avaient alors évoqué une “opération criminelle”, et un mineur avait été mis en examen quelques jours plus tard.

Les prochaines heures seront décisives. Les enquêteurs croisent les images, les témoignages et les indices matériels. Ils cherchent à identifier les suspects, à comprendre le choix de la cible et à établir si l’attaque relève d’un règlement de comptes, d’une démonstration de force ou d’une intimidation ciblée.

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