Périscolaire à Paris : après Cash Investigation, la Ville de Paris suspend deux animatrices et lance une enquête

Les images diffusées par Cash Investigation ont choqué beaucoup de parents. L’émission, tournée en caméra cachée dans une école parisienne, montre des scènes de cris et des gestes jugés inacceptables. La Ville de Paris annonce une réponse immédiate : suspension, enquête administrative et signalement au parquet.

© Après l’enquête sur le périscolaire à Paris, la Ville de Paris annonce des suspensions et une enquête administrative.

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Ce que montre l’enquête diffusée à la télévision

Dans ce numéro, une journaliste se fait recruter comme animatrice dans le périscolaire. Elle filme ensuite des scènes au contact d’enfants, en maternelle, dans une école parisienne. Selon Le Parisien, on entend des menaces de privation de nourriture, des cris et l’on voit aussi des baisers sur la bouche.

Le dossier ne se limite pas à “une séquence”. L’enquête parle de failles plus larges dans le système, et de difficultés de contrôle au quotidien.

La réaction de la Ville de Paris : suspension, plainte, enquête

Dans un communiqué officiel, la Ville de Paris dit avoir identifié les agentes mises en cause et avoir prononcé une suspension conservatoire “avec effet immédiat” de deux animatrices, dans l’école Saint-Dominique (7e arrondissement).

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La mairie annonce aussi plusieurs actions concrètes, et elle les liste clairement :
Elle demande à l’Inspection générale de diligenter une enquête administrative. Elle effectue un signalement au parquet au titre de l’article 40. Elle indique également déposer plainte.

Le communiqué précise enfin un signalement au SDJES (Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports). Ce service peut décider d’ouvrir une enquête et d’interdire à certaines personnes d’exercer auprès d’enfants.

De son côté, Le Monde confirme la suspension des deux animatrices et l’ouverture d’enquêtes après la diffusion.

Ce que les parents peuvent faire, dès maintenant, sans s’éparpiller

Quand une affaire sort dans l’urgence, on voit vite circuler des rumeurs. Ici, vous gagnez du temps si vous suivez une logique simple : information, soutien, signalement si besoin.

1) Vérifiez les informations auprès des sources officielles

Commencez par les communications de la Ville de Paris et, si votre enfant est scolarisé dans l’établissement concerné, par l’école et la mairie d’arrondissement. Le communiqué officiel décrit les mesures déjà prises.

2) Utilisez la cellule d’écoute psychologique annoncée par la Ville

La mairie dit mettre à disposition une cellule d’écoute psychologique, assurée par des professionnels de la protection de l’enfance. Elle donne un numéro dédié : 01 87 66 36 42.

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Cette étape peut aider, même si votre enfant ne vous a rien raconté. Certains enfants minimisent. D’autres n’osent pas parler. Un échange encadré peut faire la différence.

3) Si vous avez un doute sérieux : appelez le 119

En France, le 119 est le numéro national “Allô enfance en danger”. Il est gratuit, confidentiel et ouvert 24h/24, 7j/7.
Le site officiel précise qu’un adulte peut appeler s’il se dit préoccupé par une situation d’enfant en danger ou à risque.

Vous n’avez pas besoin d’être “certain à 100%” pour demander conseil. Le bon réflexe, c’est de parler à un professionnel quand vous doutez.

Pourquoi cette affaire secoue autant le débat parisien

Cette enquête touche un point sensible : le périscolaire concerne des millions d’enfants, avec des temps d’accueil quotidiens. Et les parents s’attendent à un cadre clair, surtout quand l’encadrement se déroule hors temps scolaire strict.

Le communiqué de la Ville insiste sur deux idées. D’abord, la fermeté face à toute violence. Ensuite, la volonté d’améliorer la prévention, avec un plan d’action renforcé évoqué depuis novembre.

Dans le même temps, plusieurs médias rapportent que l’enquête provoque aussi des réactions politiques, car elle interroge l’organisation du service et la capacité de contrôle.

Ce qui peut se passer dans les prochains jours

Vous allez probablement voir trois types d’informations sortir.

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D’abord, des éléments sur l’enquête administrative et les mesures internes. La Ville dit l’avoir confiée à son inspection générale.

Ensuite, des éléments judiciaires. La Ville annonce un signalement au parquet et une plainte. La justice décide ensuite des suites.

Enfin, des ajustements côté encadrement. La mairie évoque aussi le SDJES, qui peut prendre des mesures sur l’aptitude à exercer auprès d’enfants.

Le message à retenir si vous êtes parent

Vous n’avez pas à “mener l’enquête” seul. Vous avez surtout besoin de 3 repères simples :
Vous vous informez via les sources officielles, vous utilisez la cellule d’écoute si vous en ressentez le besoin, et vous appelez le 119 si vous avez un doute sérieux ou un signalement à faire.

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