Affaire Epstein : une opération de désinformation attribuée à un réseau pro-russe cible Emmanuel Macron

Les autorités françaises affirment avoir détecté une opération d’ingérence numérique visant à lier faussement Emmanuel Macron à l’affaire Jeffrey Epstein. La manœuvre s’appuie sur un faux site usurpant France-Soir et une vidéo diffusée sur X, avec des “preuves” fabriquées.

© Les autorités françaises dénoncent une opération de désinformation liant faussement Emmanuel Macron à l’affaire Epstein, diffusée via un faux site et des contenus viraux sur les réseaux sociaux.

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Ce que disent les autorités françaises

Viginum décrit une “opération d’ingérence” détectée sur X

Le service français de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères (Viginum) indique avoir repéré, le 4 février 2026, la diffusion sur X d’une vidéo prétendant révéler un échange “compromettant” concernant Emmanuel Macron dans le cadre de l’affaire Epstein. Une fiche technique a été publiée pour documenter la mécanique de l’opération.

Le gouvernement dément formellement le contenu

Selon Reuters, une source gouvernementale française affirme que la campagne est mensongère et qu’elle repose sur des éléments falsifiés (captures d’e-mails présentées comme issues d’une publication du ministère américain de la Justice). Le compte “French Response”, lié au Quai d’Orsay, a également qualifié l’article de faux.

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Comment l’infox a été fabriquée et diffusée

Un faux site “France-Soir” et une usurpation journalistique

Le schéma décrit par plusieurs médias est récurrent : un site contrefait imitant un média publie un “article” présenté comme une révélation, puis la narration est amplifiée sur les réseaux sociaux via une vidéo au format “reportage”. Public Sénat et Le Parisien évoquent notamment une usurpation d’identité (nom/signature/photo d’un journaliste) pour donner de la crédibilité au faux contenu.

Amplification via X, malgré le retrait du faux site

Reuters précise que le site usurpateur a été retiré après une plainte du vrai média, mais que la vidéo restait visible sur X au moment des vérifications de l’agence.

Qui est “Storm-1516”, le réseau cité dans ce dossier

Un acteur déjà associé à d’autres campagnes

Les autorités et plusieurs médias attribuent la diffusion initiale à un écosystème lié à “Storm-1516”, présenté comme un réseau pro-russe déjà impliqué dans des opérations de manipulation informationnelle.

Un mode opératoire documenté : faux médias, faux documents, recyclage de narratifs

Le Monde décrit une multiplication de campagnes mêlant faux sites, faux documents et amplification sociale, avec des récits visant la France et ses positions (notamment sur l’Ukraine), et une porosité entre différentes “sphères” de désinformation.

Ce qu’il faut comprendre (sans se faire piéger)

Ce que vous pouvez vérifier en 2 minutes

Sans relayer l’infox, gardez trois réflexes simples : vérifier l’URL (usurpations fréquentes), chercher la confirmation sur des sources identifiées, et repérer les “preuves” trop parfaites (captures isolées, absence de document source, montage vidéo). TF1 détaille cette logique de vérification dans son format fact-checking.

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Pourquoi l’affaire Epstein est un terrain “idéal” pour les manipulations

Le dossier Epstein attire une attention mondiale et déclenche une forte charge émotionnelle : c’est précisément ce type de contexte qui favorise la circulation de contenus fabriqués, surtout lorsqu’ils sont présentés comme des “documents” ou des “fuites”.

Et maintenant : les points à surveiller

Réponse des plateformes et suites éventuelles

Reuters indique que X n’a pas répondu à une sollicitation sur un éventuel retrait de la vidéo. Dans les prochains jours, la question sera aussi celle de la réactivité des plateformes et de la manière dont les autorités continueront à documenter publiquement ces opérations.

Effet collatéral : le risque de “sur-exposition”

Plusieurs spécialistes alertent sur un dilemme : démentir est nécessaire, mais trop commenter peut aussi offrir une seconde vie à l’infox. Le Monde souligne ce risque et la difficulté de contrer efficacement sur des plateformes où les contenus circulent vite.

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