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- Fenec 38 : un nom propulsé par l’attaque de Grenoble
- Une attaque filmée et diffusée en ligne
- Ce que l’on sait avec certitude sur “Fenec 38”
- Ce que la “revendication” attribuée à Fenec 38 prétend
- Pourquoi les autorités restent prudentes
- 1) Usurpation et “branding” de la peur
- 2) Signature non structurée
- 3) Enquête incomplète
- Le “38” et le fennec : des indices, pas des preuves
- Le “38” renvoie très probablement à l’Isère
- “Fenec / Fennec” : un symbole facile à reprendre
- Le nom “Fennec 38” existait déjà sur les réseaux
- Ce que l’enquête devra établir pour répondre clairement
- Ce que vous pouvez retenir
Fenec 38 : un nom propulsé par l’attaque de Grenoble
Une attaque filmée et diffusée en ligne
Selon des informations de source policière relayées par l’AFP et reprises, des individus cagoulés arrivent devant un institut de beauté du centre de Grenoble vers 15h. L’un d’eux entre et lance un engin, puis fuit. RTL indique qu’une vidéo publiée sur X montre la scène.
Le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, décrit une action d’intimidation. Il explique que l’engin ne visait pas à tuer. Il évoque une faible charge et l’absence d’éléments métalliques projetés.
Ce que l’on sait avec certitude sur “Fenec 38”
Aujourd’hui, les éléments solides tiennent en quelques points :
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Une attaque a eu lieu et a fait six blessés légers, dont un enfant de 5 ans.
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Les auteurs ont diffusé des images, et le parquet évoque un acte filmé (possiblement par un complice).
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Aucune communication officielle (parquet/préfecture) ne présente “Fenec 38” comme un groupe identifié et établi publiquement. Les sources grand public insistent surtout sur l’enquête en cours et sur la nature “intimidante” de l’acte.
Autrement dit : vous pouvez affirmer que le nom circule. Vous ne pouvez pas affirmer que la justice a identifié “Fenec 38” comme organisation structurée.
Ce que la “revendication” attribuée à Fenec 38 prétend
Plusieurs contenus partagés sur les réseaux se présentent comme une revendication. Valeurs actuelles décrit un “second clip” où un homme masqué parlerait au nom des “Fenec 38”, en se disant basé à Grenoble et en proférant des menaces.
Point clé : ce type de vidéo peut être authentique, opportuniste, ou fabriqué. Sans validation judiciaire, elle reste attribuée.
Pourquoi les autorités restent prudentes
Quand une vidéo “revendique” une attaque, trois scénarios reviennent souvent :
1) Usurpation et “branding” de la peur
Un compte peut récupérer un fait divers pour gagner en visibilité, intimider, ou créer un écran de fumée. Le format “communiqué” facilite la manipulation.
2) Signature non structurée
Le nom peut fonctionner comme une signature. Il peut désigner un petit noyau, un binôme, ou même un seul individu. Il ne prouve pas l’existence d’un gang organisé.
3) Enquête incomplète
Les enquêteurs doivent d’abord identifier les auteurs, puis relier les comptes, les téléphones, et les circuits de diffusion. Tant que ce travail n’aboutit pas, les autorités évitent d’acter un “groupe”.
Sur ce dossier, les sources AFP/RTL et TF1info mettent surtout en avant l’intimidation et l’exploitation des vidéos.
Le “38” et le fennec : des indices, pas des preuves
Le “38” renvoie très probablement à l’Isère
Le chiffre “38” correspond au numéro du département de l’Isère. Beaucoup de pseudos utilisent ce code. Cela ne prouve pas une structure criminelle.
“Fenec / Fennec” : un symbole facile à reprendre
Le fennec sert d’emblème dans des contenus en ligne. Là aussi, c’est un marqueur visuel, pas une preuve.
Le nom “Fennec 38” existait déjà sur les réseaux
On trouve des occurrences plus anciennes du terme “Fennec 38” sur X, dès 2020, dans des publications provocatrices. Cela suggère que le nom peut aussi relever d’un pseudo réutilisable, et pas forcément d’un groupe apparu en 2026.
Ce que l’enquête devra établir pour répondre clairement
Pour passer de “nom viral” à “groupe réel”, il faut des éléments concrets :
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Qui a filmé et publié la vidéo de l’attaque ?
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Qui gère les comptes qui diffusent la “revendication” ?
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Les comptes, téléphones et adresses IP recoupent-ils des suspects ?
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Le mode opératoire relie-t-il d’autres faits à Grenoble ?
Le parquet a déjà indiqué que l’acte ressemble à une intimidation et que l’exploitation des vidéos compte dans l’enquête.
Ce que vous pouvez retenir
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“Fenec 38” existe surtout comme label en ligne à ce stade.
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Vous pouvez parler d’une revendication attribuée et non authentifiée.
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Les sources les plus solides décrivent surtout une attaque d’intimidation et une diffusion de vidéos.