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- Le cas le plus courant : tourisme “classique” sans visa
- Attention : “sans visa” ne veut pas dire “sans conditions”
- Combien de temps pouvez-vous rester sans visa
- Le piège classique : croire qu’on peut “improviser” au-delà de 60 jours
- Les documents à avoir pour passer la frontière sereinement
- Prolonger son séjour sur place : comment ça se passe
- Ce que vous devez éviter absolument
- Si vous restez plus de 60 jours : quel visa viser
- Autre formalité à connaître : la carte d’arrivée numérique
- Les erreurs qui vous font perdre du temps (ou vous bloquent)
- Le repère à garder en tête
Le cas le plus courant : tourisme “classique” sans visa
Si vous partez en vacances avec un passeport français, vous pouvez en général entrer en Thaïlande sans visa grâce au régime d’exemption de visa. Depuis mi-juillet 2024, la durée de séjour accordée dans ce cadre est passée à 60 jours pour les nationalités éligibles, dont la France.
Ensuite, si vous voulez rester plus longtemps, une prolongation peut être accordée sur place pour une durée supplémentaire pouvant aller jusqu’à 30 jours, à la discrétion des services d’immigration.
En clair, pour une majorité de voyages “vacances”, vous n’avez pas besoin de faire une demande de visa avant de partir. Cependant, il faut respecter les conditions d’entrée.
Attention : “sans visa” ne veut pas dire “sans conditions”
Même en exemption, l’agent d’immigration peut vous demander des justificatifs. Il vaut mieux être prêt, même si on ne vous demande rien au final.
Combien de temps pouvez-vous rester sans visa
La règle pratique est simple : jusqu’à 60 jours avec l’exemption, puis éventuellement une extension sur place (souvent jusqu’à 30 jours).
En revanche, si votre projet dépasse 60 jours, la France recommande clairement de prévoir un visa avant le départ.
Donc, posez-vous d’abord cette question : vous partez 2 semaines, 1 mois, ou 3 mois ? Votre réponse détermine la démarche.
Le piège classique : croire qu’on peut “improviser” au-delà de 60 jours
Si vous arrivez en Thaïlande en exemption et que vous savez déjà que vous resterez plus de 60 jours, vous prenez un risque inutile. Mieux vaut choisir le bon statut dès le départ, car les règles ne se gèrent pas toujours “au dernier moment”.
Les documents à avoir pour passer la frontière sereinement
D’abord, vérifiez votre passeport. Les autorités françaises indiquent qu’il doit être valable au moins six mois à l’entrée sur le territoire.
Ensuite, gardez sous la main un billet de sortie (retour ou continuation). Il peut être demandé, même si ce n’est pas systématique.
Enfin, prévoyez une preuve de fonds. Selon les cas, on peut vous demander de justifier un minimum de moyens financiers (par exemple via relevé bancaire). Là encore, ce n’est pas “à chaque fois”, mais il vaut mieux pouvoir répondre.
Par ailleurs, gardez une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel, adresse) : c’est le genre de détail qui simplifie une question au contrôle.
Prolonger son séjour sur place : comment ça se passe
Si vous êtes entré via exemption de visa et que vous voulez rester plus longtemps, vous pouvez demander une extension auprès de l’immigration. La règle annoncée est une prolongation possible jusqu’à 30 jours, mais l’accord reste à la discrétion de l’agent.
En pratique, vous évitez les galères si vous anticipez. Faites la démarche avant la fin de votre période autorisée. Et gardez en tête que “possible” ne veut pas dire “automatique”.
Ce que vous devez éviter absolument
Le dépassement de séjour, même “de quelques jours”, peut vous coûter cher et compliquer vos futurs voyages. Donc, notez votre date de sortie autorisée dès l’arrivée, et gardez une marge.
Si vous restez plus de 60 jours : quel visa viser
Si votre voyage dépasse 60 jours, vous devez généralement demander un visa touristique avant le départ, via un consulat/une ambassade de Thaïlande à l’étranger.
Ce visa n’est pas “une formalité en plus pour rien”. Il sert à encadrer un séjour plus long, avec des justificatifs adaptés. Selon les services, on vous demandera souvent : passeport valide, photo, preuve de sortie, hébergement, et justificatifs financiers.
Donc, si vous préparez un long voyage, ne vous contentez pas d’un conseil lu au hasard. Vérifiez la règle au moment où vous faites la demande, car les conditions évoluent.
Autre formalité à connaître : la carte d’arrivée numérique
Même si votre sujet principal est le visa, il y a une autre étape qui peut compter : la Thailand Digital Arrival Card (TDAC), une démarche gratuite évoquée par l’ambassade de Thaïlande en France, avec des exceptions (par exemple certains transits).
En clair, vous pouvez être “sans visa”, mais devoir quand même remplir une formalité d’arrivée. Donc, vérifiez ce point avant de partir, surtout si vous voyagez avec des enfants ou si vous avez une escale serrée.
Les erreurs qui vous font perdre du temps (ou vous bloquent)
D’abord, se présenter avec un passeport proche de l’expiration. C’est une cause bête de stress, et parfois de refus.
Ensuite, oublier le billet de sortie ou ne pas pouvoir le montrer rapidement. Même si on ne vous le demande pas, vous devez pouvoir le produire.
Enfin, confondre “tourisme” et “travail”. L’exemption et le visa touristique ne servent pas à travailler. Si votre projet inclut une activité pro, vous devez viser le bon type de visa, sinon vous vous exposez à des problèmes.
Le repère à garder en tête
Si vous retenez une seule chose : pour un séjour touristique, faut-il un visa pour la Thaïlande se résume souvent à la durée. Jusqu’à 60 jours, l’exemption de visa suffit généralement pour les Français, avec une prolongation parfois possible sur place. Au-delà de 60 jours, prévoyez un visa avant le départ et vérifiez les conditions (passeport 6 mois, sortie du territoire, justificatifs).