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- Un procès à huis clos, dépaysé à Paris
- Le meurtre du 4 octobre 2024 : un VTC retrouvé encastré près d’une école
- Ce que reproche l’accusation au mineur
- Recrutement sur Snapchat : la piste centrale
- “Contrat” et cible : pourquoi la victime serait “collatérale”
- Le déclencheur de l’enquête : l’appel d’un détenu se présentant comme “DZ Mafia”
- Ce que risque l’adolescent : “excuse de minorité” et plafond à 20 ans
- Une dimension symbolique : le PNACO au centre des réquisitions
- Ce que l’audience doit encore trancher
Un procès à huis clos, dépaysé à Paris
Le dossier se tient devant le tribunal pour enfants de Paris statuant en matière criminelle. La loi impose le huis clos quand l’accusé est mineur. Concrètement, le public et la presse n’assistent pas aux débats.
La procédure a aussi été délocalisée. Des médias indiquent que la justice a choisi Paris pour assurer une “bonne administration de la justice”, dans un contexte sensible autour du narcotrafic marseillais.
Le meurtre du 4 octobre 2024 : un VTC retrouvé encastré près d’une école
Les faits remontent au 4 octobre 2024. Ce soir-là, Nessim Ramdane, 36 ans, chauffeur VTC et père de famille, est retrouvé mort dans son véhicule, encastré dans le mur d’une école maternelle à Marseille. Les sources évoquent un décès par arme à feu.
Dans les articles publiés, la victime apparaît comme sans lien connu avec le trafic de drogue. Cet élément pèse dans le récit du dossier, car il soutient la thèse d’une victime “collatérale”.
Ce que reproche l’accusation au mineur
L’adolescent comparaît pour “homicide volontaire en bande organisée”. Cette expression signifie que le parquet soupçonne une action préparée et structurée, avec l’appui d’un groupe.
Le dossier reste présumé au stade du procès : la présomption d’innocence s’applique. Le huis clos limite aussi les détails accessibles au public.
Recrutement sur Snapchat : la piste centrale
Une partie du dossier tourne autour d’un recrutement via Snapchat. Plusieurs sources rapportent que le mineur a expliqué en garde à vue qu’on l’avait contacté sur le réseau social. L’offre aurait porté sur une somme élevée, citée à 30 000 euros dans la presse.
Ensuite, selon des éléments relayés par des médias citant une source judiciaire, quelqu’un l’aurait récupéré à Nîmes, logé dans un hôtel à Marseille, puis remis une arme et un téléphone. Ces points restent des éléments rapportés par l’enquête et discutés à l’audience.
“Contrat” et cible : pourquoi la victime serait “collatérale”
Selon les récits de presse, l’adolescent aurait commandé une course VTC (la plateforme “Bolt” est citée) pour se rendre vers une mission présentée comme un “contrat”. Pourtant, il aurait finalement tué le chauffeur.
Plusieurs articles affirment que la cible initiale aurait été une autre personne, liée au narcotrafic, et que Nessim Ramdane n’aurait pas dû se trouver au centre de l’affaire. Cette hypothèse nourrit l’idée d’un engrenage où un mineur violenté par un système finit par frapper au hasard.
Le déclencheur de l’enquête : l’appel d’un détenu se présentant comme “DZ Mafia”
Un autre élément revient dans plusieurs récits : après la découverte du corps, la police reçoit l’appel d’un détenu qui se présente comme membre de la “DZ Mafia”. Il affirme avoir commandité un meurtre visant un rival. La presse indique aussi qu’il aurait dénoncé le tireur après l’échec supposé de la mission.
Cet épisode illustre une difficulté majeure : les enquêtes sur narcotrafic reposent souvent sur des déclarations d’acteurs criminels, parfois intéressées. D’où l’importance des preuves matérielles, des recoupements, et des auditions.
Ce que risque l’adolescent : “excuse de minorité” et plafond à 20 ans
Parce que l’accusé avait 14 ans au moment des faits, la peine maximale rapportée par plusieurs médias monte à 20 ans. La presse parle d’“excuse de minorité”, un principe qui réduit les peines encourues par rapport à un majeur.
Ce point alimente déjà le débat public. Certains y voient une protection nécessaire des mineurs. D’autres dénoncent un cadre inadapté à la violence du narcotrafic. RTL, par exemple, met en avant cette discussion autour de l’excuse de minorité.
Une dimension symbolique : le PNACO au centre des réquisitions
Plusieurs médias soulignent enfin un aspect institutionnel : les réquisitions impliquent le nouveau Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), présenté comme un acteur clé dans les dossiers de narcocriminalité organisée. Cette séquence donne au procès une portée nationale, au-delà du seul dossier marseillais.
Ce que l’audience doit encore trancher
Le tribunal doit répondre à des questions simples, mais déterminantes :
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Qui a préparé l’opération et comment ?
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Quel rôle exact a joué le mineur ?
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Quelles preuves relient l’acte à une organisation ?
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Comment expliquer le passage à l’acte contre le chauffeur ?
Le jugement est attendu en fin de semaine, selon plusieurs sources.