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- Plusieurs lycées touchés par des incendies
- Le lycée Gaston-Bachelard également touché
- 55 lycées franciliens touchés par des violences
- Des affrontements avec les forces de l’ordre
- Plus de 500 établissements perturbés
- Le lycée Nelson-Mandela toujours fermé
- Les lycéens veulent poursuivre la mobilisation
- Une nouvelle journée à haut risque mardi
Plusieurs lycées touchés par des incendies
La mobilisation lycéenne continue de gagner du terrain en France. Ce vendredi matin, plusieurs établissements ont été touchés par des départs de feu, notamment en Île-de-France.
À Meaux, en Seine-et-Marne, l’entrée principale du lycée Henri-Moissan a été incendiée avant 9 heures. Les flammes ont détruit une partie du portail de l’établissement. Les pompiers sont rapidement intervenus pour maîtriser le feu. L’origine exacte du départ d’incendie reste à déterminer.
La situation a également été tendue à Paris. Dans le XVe arrondissement, les pompiers sont intervenus devant le lycée Léonard-de-Vinci pour éteindre un feu au pied de la grille d’entrée. Un autre incendie a touché le lycée Roger-Verlomme, où un feu de poubelle s’est propagé jusqu’à la façade et à la porte d’entrée.
Le lycée Gaston-Bachelard également touché
Dans le XIIIe arrondissement, le lycée professionnel Gaston-Bachelard a lui aussi été touché par les flammes.
Selon la préfecture de police, un feu de vélo et de poubelles s’est propagé aux grilles de l’établissement. Les pompiers de Paris ont éteint l’incendie vers 7h55.
Les portes d’entrée et les marches ont été endommagées. Plusieurs vitres ont également été cassées.
Ces différents incendies interviennent alors que les lycéens poursuivent leur mobilisation contre les conditions d’enseignement et le manque de moyens.
55 lycées franciliens touchés par des violences
La situation dépasse largement les seuls établissements incendiés.
Selon la Région Île-de-France, 55 lycées ont été concernés vendredi matin par des violences, des affrontements ou des dégradations. Près de 50 portails ou sas auraient également été endommagés, totalement ou partiellement, depuis le début du mouvement.
Les incidents ne concernent pas uniquement Paris et la Seine-et-Marne. Des tensions ont également été signalées dans l’Oise, à Rennes, Brest ou encore Strasbourg.
À Compiègne et Montataire, plusieurs centaines de jeunes se sont notamment retrouvés aux abords des établissements. Des poubelles ont été brûlées et les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes.
Des affrontements avec les forces de l’ordre
À Strasbourg, un rassemblement devant le lycée Jean-Rostand a également dégénéré. Des jets de mortiers ont été signalés et les forces de l’ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser les participants.
À Belfort, un policier a par ailleurs été violemment agressé alors qu’il intervenait près du lycée Gustave-Courbet. Il a été hospitalisé et une personne a été interpellée. Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire.
La multiplication de ces incidents intervient après plusieurs journées de mobilisation marquées par des affrontements, des incendies et des dégradations.
Plus de 500 établissements perturbés
Le mouvement lycéen conserve une ampleur nationale.
À la mi-journée, le ministère de l’Éducation nationale recensait 564 établissements ayant fait ou faisant l’objet d’actions ou de perturbations depuis le début de la journée. Près de 400 lycées étaient fermés vendredi.
La veille, le mouvement avait pris une ampleur encore plus importante. Le ministère de l’Intérieur avait comptabilisé 1 027 établissements concernés jeudi, sur environ 3 700 lycées en France, ainsi que près de 2 000 interpellations depuis le début de la mobilisation.
Cette progression entraîne aussi des conséquences directes pour les élèves. Dans plusieurs établissements fermés, les cours sont organisés à distance lorsque les conditions techniques le permettent.
Le lycée Nelson-Mandela toujours fermé
À Nantes, le lycée Nelson-Mandela reste fermé après l’incendie qui a détruit son hall d’entrée jeudi.
L’établissement ne devrait pas rouvrir avant les vacances de la Toussaint, selon les informations communiquées vendredi. Des cours à distance doivent être proposés aux élèves pendant cette période.
Cet incendie avait marqué une nouvelle étape dans la mobilisation. Les dégâts subis par l’établissement s’ajoutent désormais à ceux constatés dans plusieurs lycées franciliens.
Les lycéens veulent poursuivre la mobilisation
Malgré les violences et les dégradations, les organisations lycéennes annoncent vouloir continuer le mouvement.
Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a rencontré vendredi les syndicats et associations lycéennes afin de tenter de renouer le dialogue. Une plateforme de concertation doit également permettre aux élèves de faire remonter leurs revendications.
Les organisations lycéennes ont toutefois appelé à poursuivre les actions après cette rencontre. Elles estiment ne pas avoir obtenu de « mesures concrètes » suffisantes et annoncent leur participation à une nouvelle journée de mobilisation mardi 6 octobre.
Une nouvelle journée à haut risque mardi
Le mouvement pourrait donc continuer dans les prochains jours.
Les autorités devront notamment gérer les conséquences des dégradations déjà constatées et sécuriser les établissements encore concernés par des blocages.
Pour les familles et les élèves, la question est désormais aussi pratique : plusieurs centaines d’établissements pourraient encore être perturbés si la mobilisation se poursuit.
Après l’incendie du lycée Nelson-Mandela à Nantes et les nouveaux départs de feu recensés ce vendredi à Paris et Meaux, les dégâts matériels deviennent désormais l’un des faits marquants de cette mobilisation lycéenne.