Une adolescente mordue par un “therian” près d’une école : le phénomène qui inquiète les parents

Une adolescente aurait été mordue à la cheville par un jeune se présentant comme “therian” près d’une école en Argentine. L’affaire, très relayée sur les réseaux sociaux, relance les inquiétudes autour de cette tendance où certains adolescents adoptent des comportements inspirés d’animaux.

© Le phénomène des « therians », popularisé sur les réseaux sociaux, consiste pour certains jeunes à adopter des comportements ou accessoires inspirés d’animaux. Une récente affaire signalée près d’un établissement scolaire en Argentine a relancé le débat autour des limites de cette pratique.

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Une morsure près d’un collège qui provoque l’inquiétude

L’affaire s’est produite à Jesús María, dans la province de Córdoba, en Argentine. Selon le récit rapporté par plusieurs médias locaux, une mère affirme que sa fille de 14 ans aurait été approchée par un groupe de jeunes portant des accessoires liés à l’univers “therian”.

D’après cette version, les adolescents auraient commencé à l’encercler, à la renifler puis à la poursuivre. La scène aurait d’abord ressemblé à une mauvaise blague. Pourtant, l’un d’eux l’aurait finalement mordue à la cheville.

À ce stade, l’affaire repose principalement sur le témoignage de la famille. Aucun élément judiciaire détaillé ne permet encore d’établir précisément le déroulé complet des faits. Mais l’épisode suffit déjà à nourrir un débat beaucoup plus large.

Qui sont les “therians”, ces jeunes qui imitent des animaux ?

Les “therians” se définissent généralement comme des personnes qui ressentent une connexion forte avec un animal. Certains parlent d’identification spirituelle ou psychologique. D’autres y voient surtout une forme d’expression, très visible sur TikTok.

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Dans les vidéos les plus partagées, on voit des jeunes porter des masques de renard, des queues de loup ou des oreilles de chat. Beaucoup pratiquent aussi le “quadrobics”, une activité qui consiste à courir ou sauter à quatre pattes.

Le phénomène reste minoritaire. Pourtant, il devient spectaculaire en ligne, car ses codes visuels se prêtent parfaitement aux vidéos virales.

Quand le jeu franchit la limite

Le problème ne vient pas forcément du fait de porter un masque ou d’imiter un animal. En soi, cette pratique peut relever du jeu, du costume ou d’une sous-culture adolescente.

La limite apparaît lorsque le comportement touche d’autres personnes sans leur accord. Une poursuite, une intimidation ou une morsure ne relève plus de l’expression personnelle. Cela devient un acte potentiellement violent.

C’est précisément ce que montre l’affaire argentine : le débat ne porte pas seulement sur les “therians”, mais sur la capacité des adultes, des écoles et des familles à poser des limites claires.

Les vétérinaires rappellent une frontière simple

Le sujet a aussi pris une autre dimension au Portugal. L’Ordre portugais des vétérinaires a rappelé que les professionnels ne peuvent pas soigner des humains, même lorsqu’ils s’identifient à des animaux.

La règle est simple : un vétérinaire soigne des animaux, pas des personnes. Si un humain a besoin de soins, il doit consulter un médecin ou un professionnel de santé adapté.

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Cette mise au point ne signifie pas que les cabinets vétérinaires sont submergés par ce type de demandes. Elle montre surtout que le phénomène, amplifié par les réseaux sociaux, commence à entrer dans des espaces très concrets : école, santé, famille, encadrement des jeunes.

Un phénomène viral plus qu’une menace généralisée

Il faut toutefois éviter un raccourci dangereux. Tous les jeunes qui se disent “therians” ne sont pas agressifs. Beaucoup se contentent de publier des vidéos, de porter des accessoires ou de rejoindre des communautés en ligne.

Cependant, certains faits isolés suffisent à créer une inquiétude forte, surtout lorsqu’ils concernent des enfants ou des abords d’école. C’est là que les établissements scolaires peuvent être amenés à rappeler une règle élémentaire : chacun peut avoir ses centres d’intérêt, mais personne ne peut imposer un comportement animalisé aux autres.

Le vrai sujet est donc moins l’existence des “therians” que la frontière entre jeu, identité numérique et respect des autres.

Les parents face à une tendance difficile à comprendre

Pour beaucoup de familles, le phénomène reste déroutant. Les vidéos circulent vite, les codes changent, et les adolescents peuvent parfois adopter des comportements que les adultes découvrent trop tard.

Face à cette tendance, la réponse la plus efficace n’est pas forcément la panique. Elle passe plutôt par une discussion claire : comprendre ce que l’enfant regarde, savoir s’il imite simplement une mode, et rappeler les limites physiques avec les autres.

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L’affaire de Jesús María montre surtout une chose : une tendance née sur Internet peut sortir de l’écran. Et lorsqu’elle arrive devant une école, elle oblige les adultes à reprendre la main.

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