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- À quoi sert l’intérêt légal, en clair
- Une règle importante : le taux change chaque semestre
- Les taux officiels pour le 1er semestre 2026
- Si le créancier est un particulier
- Dans tous les autres cas
- L’intérêt légal “majoré” : le cas qui fait très mal
- Combien ça représente en euros : des exemples simples
- Exemple 1 : 1 000 € de retard pendant 90 jours, créancier particulier
- Exemple 2 : 5 000 € de retard pendant 6 mois, créancier professionnel
- Exemple 3 : après jugement, intérêt majoré sur 2 000 € pendant 90 jours
- Les situations où les Français rencontrent ce taux le plus souvent
- Le piège classique : croire que “ça ne compte pas”
- Ce qu’il faut retenir pour 2026
À quoi sert l’intérêt légal, en clair
L’intérêt légal s’applique quand un débiteur paie en retard une somme d’argent due à un créancier. Cela concerne de nombreux cas du quotidien, notamment après un litige, une décision de justice, ou un remboursement tardif.
Cependant, il ne faut pas le confondre avec les pénalités de retard entre professionnels sur facture. Ces pénalités suivent d’autres règles.
Une règle importante : le taux change chaque semestre
Le taux de l’intérêt légal est fixé par arrêté, et il change en principe tous les semestres. Donc, le taux applicable dépend de la période de retard.
Les taux officiels pour le 1er semestre 2026
Pour le 1er semestre 2026, l’arrêté fixe deux taux différents. Le taux dépend du type de créancier.
Si le créancier est un particulier
Quand le créancier est une personne physique qui n’agit pas pour des besoins professionnels, le taux est de 6,67 %.
Dans tous les autres cas
Dans les autres situations, notamment quand le créancier est un professionnel, le taux est de 2,62 %.
Autrement dit, le même retard ne coûte pas pareil selon l’identité du créancier. C’est volontaire, et la loi prévoit bien deux taux distincts.
L’intérêt légal “majoré” : le cas qui fait très mal
Il existe aussi un intérêt légal majoré. Il ne s’applique pas tout le temps. Il intervient quand le débiteur ne paie pas dans un délai de 2 mois après la date d’application d’une décision de justice.
En 2026, Service-public indique des taux majorés de 11,67 % si le créancier est un particulier, et 7,62 % si le créancier est un professionnel.
Ainsi, si une affaire traîne après jugement, la facture grimpe plus vite. Et cela peut vite devenir coûteux.
Combien ça représente en euros : des exemples simples
Pour comprendre, il faut passer des pourcentages aux euros. Le calcul reste basique : montant dû × taux × durée (en année). Service-public propose d’ailleurs une page de calcul et un tableau des taux.
Exemple 1 : 1 000 € de retard pendant 90 jours, créancier particulier
Avec le taux 2026 “particulier” à 6,67 %, cela donne environ 1 000 × 0,0667 × 90/365, soit environ 16,45 € d’intérêts sur 90 jours.
Ce n’est pas énorme sur 1 000 €. Cependant, sur des montants plus élevés, l’écart devient visible.
Exemple 2 : 5 000 € de retard pendant 6 mois, créancier professionnel
Avec le taux “autres cas” à 2,62 %, on obtient environ 5 000 × 0,0262 × 182/365, soit environ 65 € sur six mois.
Ici encore, tout dépend du montant et de la durée. Néanmoins, le taux professionnel reste nettement plus bas.
Exemple 3 : après jugement, intérêt majoré sur 2 000 € pendant 90 jours
Si l’intérêt majoré s’applique et que le créancier est un particulier, on peut monter à environ 2 000 × 0,1167 × 90/365, soit environ 57,55 € sur 90 jours.
On voit la différence tout de suite. Donc, après jugement, payer tard coûte beaucoup plus.
Les situations où les Français rencontrent ce taux le plus souvent
Dans la vraie vie, l’intérêt légal apparaît surtout dans des contextes de retard “subi”.
D’abord, il peut concerner un litige de consommation, un remboursement tardif, ou une dette reconnue mais payée en retard. Ensuite, il peut s’appliquer dans certains dossiers bancaires ou de surendettement. Enfin, il intervient souvent quand une décision de justice impose un paiement.
Le piège classique : croire que “ça ne compte pas”
Beaucoup de gens minimisent les intérêts sur quelques semaines. Pourtant, le risque n’est pas seulement le montant. Le vrai risque, c’est la durée. Plus le dossier s’éternise, plus les intérêts s’accumulent. Et si l’intérêt majoré tombe, l’addition s’alourdit vite.
Par ailleurs, certains oublient que le taux peut changer en cours de retard, car il est semestriel. Donc, selon les dates, un même retard peut traverser deux périodes de taux différents.
Ce qu’il faut retenir pour 2026
Pour le 1er semestre 2026, l’intérêt légal est à 6,67 % quand le créancier est un particulier, et à 2,62 % dans les autres cas.
Ensuite, l’intérêt légal majoré peut monter à 11,67 % (créancier particulier) ou 7,62 % (créancier professionnel) si le paiement tarde après jugement.
Enfin, le bon réflexe reste simple : vérifier le taux applicable à vos dates, puis traduire le pourcentage en euros. Cela évite les mauvaises surprises, surtout sur les retards longs.