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Rato Mobio Venance, une figure de la musique ivoirienne
Rato Mobio Venance s’est éteint dans la nuit du 10 au 11 septembre 2026, à l’âge de 70 ans. Son décès a été confirmé publiquement par son fils Louka, qui lui rendait régulièrement hommage dans ses vidéos sur les réseaux sociaux.
Le musicien était particulièrement connu en Côte d’Ivoire pour avoir participé à la création du groupe Bozambo dans les années 1970. Pianiste, organiste et claviériste, il avait contribué à faire connaître cette formation afro-funk, devenue une référence de la musique ivoirienne de cette époque.
Le ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie lui a également rendu hommage, saluant un artiste qui avait contribué au rayonnement de la musique ivoirienne et africaine.
Plusieurs années de combat contre la maladie
Dans une vidéo publiée vendredi 18 septembre, Louka a expliqué que son père avait mené un long combat contre la maladie.
Selon son témoignage, Rato Mobio Venance souffrait d’un cancer de la prostate. Son état s’était progressivement dégradé au cours des dernières années, avec plusieurs opérations et des infections qui avaient fragilisé son organisme.
Louka a expliqué que son père avait tout fait pour continuer à vivre, évoquant plusieurs années de combat. Il a finalement annoncé lui-même sa disparition après la circulation prématurée de plusieurs informations sur les réseaux sociaux.
Une différence existe toutefois entre les dates communiquées par les différentes sources : le fils de l’artiste situe le décès dans la nuit du 10 au 11 septembre, tandis qu’un communiqué institutionnel ivoirien relayé par des médias a évoqué une autre date. La communication de Louka constitue la précision familiale la plus récente sur ce point.
De Bozambo à « Papao » sur TikTok
Si Rato Mobio Venance était déjà connu depuis plusieurs décennies dans le milieu musical ivoirien, une nouvelle génération l’a découvert grâce à son fils.
Louka, suivi par plusieurs millions de personnes sur TikTok, faisait régulièrement apparaître son père dans ses vidéos. Surnommé affectueusement « Papao », le musicien était devenu un personnage familier pour les internautes français et africains qui suivaient leurs séquences humoristiques et familiales.
Cette nouvelle exposition avait permis à l’ancien membre de Bozambo de toucher un public beaucoup plus jeune. Certaines des dernières vidéos de Louka avec son père avaient même été tournées alors que celui-ci était hospitalisé.
Une carrière qui dépasse Bozambo
Après son passage au sein de Bozambo, Rato Mobio Venance avait poursuivi sa carrière comme musicien et accompagnateur. Il avait notamment travaillé avec différents artistes et évolué entre l’Afrique, la France et le Canada.
Son parcours laisse ainsi une double empreinte : celle d’un musicien ayant participé à une période importante de la scène ivoirienne, puis celle d’un père devenu, malgré lui, une personnalité très suivie sur les réseaux sociaux.
Pour Louka, cette disparition marque donc aussi la fin d’une relation régulièrement partagée avec son public. Très ému dans sa vidéo, il a rendu hommage à son père en affirmant être fier d’être son fils.
La Côte d’Ivoire rend hommage à l’artiste
La disparition de Rato Mobio Venance intervient plusieurs décennies après les débuts de Bozambo, mais son nom reste associé à l’histoire de la musique ivoirienne.
Entre sa carrière d’organiste et de compositeur et sa popularité plus récente sous le surnom de « Papao », l’artiste avait connu deux vies médiatiques très différentes. Sa disparition laisse aujourd’hui une place particulière dans la mémoire de la musique ivoirienne et auprès de la communauté qui l’avait découvert à travers les vidéos de son fils.