Le parc Dragon Ball près de Paris pourrait ne jamais voir le jour : Toei Animation n’a jamais donné son accord

Le projet avait fait rêver les fans de Son Goku. Un parc d’attractions consacré à l’univers de Dragon Ball devait potentiellement voir le jour près de Paris, dans le cadre d’un gigantesque investissement saoudien. Mais quelques jours après l’annonce, le projet connaît déjà un sérieux revers : Toei Animation affirme n’avoir accordé aucune licence pour la construction d’un parc Dragon Ball en France.

© Les visuels d’un parc Dragon Ball ont alimenté l’enthousiasme autour du projet près de Paris. Toei Animation affirme toutefois n’avoir accordé aucune licence pour un parc Dragon Ball en France.

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Le projet français n’est donc pas officiellement annulé. En revanche, sans l’accord des détenteurs des droits, son avenir apparaît désormais beaucoup plus incertain.

Le rêve d’un parc Dragon Ball près de Paris remis en question

L’annonce avait suscité un important enthousiasme à la fin du mois d’août.

Emmanuel Macron avait annoncé un investissement saoudien de 6 milliards d’euros pour développer un vaste complexe de loisirs à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. Le projet, porté par le groupe Qiddiya, prévoit la création de trois parcs à thème et de nombreuses infrastructures associées.

Le président de la République avait alors évoqué l’univers des mangas.

C’est surtout une déclaration de Valérie Pécresse qui avait déclenché l’emballement. La présidente de la région Île-de-France avait affirmé sur les réseaux sociaux que « Dragon Ball arrive en Île-de-France » et que Son Goku aurait son propre parc à proximité de Paris.

Pour les fans, l’annonce semblait donc presque actée.

Mais un élément essentiel manquait visiblement au dossier.

Toei Animation affirme n’avoir donné aucune autorisation

Dans un communiqué publié le 31 août, Toei Animation a officiellement réagi aux informations concernant la construction d’un parc Dragon Ball en France.

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Le studio japonais indique que ni lui ni les autres détenteurs de droits concernés n’ont accordé de licence pour ce projet et qu’ils n’ont pas connaissance d’éléments confirmant la construction d’un parc Dragon Ball français.

Cette prise de position change considérablement la situation.

Un parc à thème consacré à Dragon Ball ne peut pas simplement utiliser les personnages, les décors et l’identité de la franchise sans obtenir les autorisations nécessaires.

Or, selon les informations disponibles, cet accord n’a toujours pas été obtenu.

Pourquoi l’accord de Toei Animation est indispensable

Dragon Ball ne dépend pas d’une seule entreprise.

Les droits liés à l’univers créé par Akira Toriyama sont répartis entre plusieurs acteurs japonais. Toei Animation possède notamment des droits liés à l’animation, tandis que d’autres sociétés et ayants droit interviennent également dans l’exploitation de la franchise.

Pour créer un véritable parc Dragon Ball, il faudrait donc pouvoir exploiter légalement les personnages, les noms, les décors et les éléments emblématiques de la saga.

Sans licence, impossible d’imaginer officiellement un parc avec Son Goku, Vegeta, Shenron ou encore la Capsule Corporation.

Le projet pourrait devoir changer complètement de thème

C’est aujourd’hui l’une des principales interrogations.

Le méga-complexe de loisirs annoncé près de Cergy-Pontoise n’est pas nécessairement abandonné. L’investissement saoudien concerne un projet beaucoup plus large, comprenant plusieurs parcs à thème.

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En revanche, la présence d’un parc spécifiquement consacré à Dragon Ball est désormais remise en question.

Si aucun accord n’est finalement trouvé avec les détenteurs des droits, les promoteurs pourraient théoriquement devoir abandonner cette thématique et choisir un autre univers.

À ce stade, ni Qiddiya ni l’Élysée n’ont apporté de réponse détaillée au démenti de Toei Animation.

Les images diffusées concernaient en réalité un autre parc

Autre élément important : plusieurs images et vidéos utilisées pour illustrer les annonces concernant le parc français ont participé à la confusion.

Toei Animation a précisé que les visuels montrant un spectaculaire parc Dragon Ball, avec notamment un immense Shenron, ne concernaient pas le projet envisagé près de Paris.

Ces images proviennent du parc Dragon Ball déjà annoncé à Qiddiya City, en Arabie saoudite. Ce projet, lui, avait fait l’objet d’une annonce officielle avec Toei Animation dès 2024.

Le contraste est donc important.

D’un côté, le parc saoudien Dragon Ball possède déjà une communication officielle et une licence associée au projet.

De l’autre, le projet français a été présenté publiquement alors que les autorisations nécessaires pour exploiter Dragon Ball ne semblent pas avoir été obtenues.

Un coup dur pour les fans français

La perspective d’un parc Dragon Ball en France avait immédiatement créé un énorme intérêt.

La franchise reste l’une des plus populaires au monde et dispose d’une communauté particulièrement importante en France. Un parc entièrement consacré à son univers aurait représenté une attraction majeure pour les visiteurs français et européens.

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Mais le dossier montre désormais que l’annonce a probablement été beaucoup plus rapide que les négociations juridiques nécessaires.

Le projet n’est donc pas officiellement annulé.

Il serait toutefois prématuré d’affirmer que Son Goku aura réellement son parc près de Paris.

La déclaration de Toei Animation constitue même, à ce stade, le principal obstacle à sa réalisation. Sans accord avec les différents ayants droit, le parc Dragon Ball français pourrait ne jamais dépasser le stade de l’annonce.

Pour les fans, l’attente risque donc de se prolonger.

Le projet près de Paris suspendu à un feu vert japonais

La situation reste ouverte.

Les promoteurs peuvent encore tenter d’obtenir les licences nécessaires. Un accord pourrait théoriquement être trouvé dans les prochains mois ou les prochaines années.

Mais après l’annonce enthousiaste des responsables français, la mise au point de Toei Animation a brutalement refroidi les attentes.

Le projet de complexe de loisirs près de Cergy-Pontoise existe toujours. C’est bien la présence de Dragon Ball dans ce futur complexe qui est aujourd’hui incertaine.

En clair : le parc Dragon Ball près de Paris n’est pas officiellement mort. Mais son existence dépend désormais d’un élément que ses promoteurs ne contrôlent pas seuls : l’accord des détenteurs japonais des droits de la franchise.

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