Consulter Masquer le sommaire
- Un parc Dragon Ball envisagé à Courdimanche
- Une version française du parc construit en Arabie saoudite
- Mirapolis pourrait renaître sous une forme inattendue
- De Gargantua à Son Goku
- À quoi pourrait ressembler le parc français ?
- Des attractions encore totalement inconnues
- Pourquoi l’ouverture est encore loin d’être garantie
- Des transports et des autorisations à prévoir
Un parc Dragon Ball envisagé à Courdimanche
L’idée paraît presque irréelle. Trente-cinq ans après la disparition de Mirapolis, son ancien terrain pourrait accueillir un nouveau parc d’attractions consacré à l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Le projet serait étudié à Courdimanche, dans le Val-d’Oise, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Des investisseurs saoudiens discuteraient avec les autorités françaises autour d’un vaste complexe de loisirs sur ce terrain longtemps resté sans véritable nouvelle vocation.
À ce stade, aucun accord définitif n’a toutefois été annoncé. Aucun permis de construire, calendrier de travaux ou prix d’entrée n’a non plus été communiqué. Le futur parc reste donc un projet en négociation, et non une destination dont l’ouverture serait déjà programmée.
Une version française du parc construit en Arabie saoudite
Le groupe Qiddiya Investment Company se trouve au centre du dossier. Cette société développe déjà près de Riyad un immense parc consacré à Dragon Ball, en partenariat avec Toei Animation.
Le projet saoudien doit s’étendre sur plus de 500 000 m². Il comprendra sept zones thématiques, plus de trente attractions, plusieurs hôtels et des restaurants. Les visiteurs pourront découvrir des lieux emblématiques comme Kame House, Capsule Corporation ou la planète de Beerus.
L’attraction la plus spectaculaire doit traverser une statue de Shenron haute de 70 mètres. Le parcours suivra les aventures de Son Goku, depuis les premiers épisodes de Dragon Ball jusqu’aux événements de Dragon Ball Super.
Le parc étudié près de Paris serait probablement plus petit. Aucun plan français n’a encore été dévoilé. Les images impressionnantes partagées sur les réseaux sociaux montrent donc le projet saoudien, et non les futures attractions de Courdimanche.
Mirapolis pourrait renaître sous une forme inattendue
Le terrain envisagé possède déjà une histoire liée aux parcs de loisirs. Mirapolis y ouvre ses portes en 1987 avec l’ambition de devenir l’un des plus grands parcs d’attractions français.
De Gargantua à Son Goku
Mirapolis s’inspirait des contes, de la littérature et de la culture populaire française. Son décor le plus reconnaissable était une immense statue de Gargantua, haute d’environ 35 mètres, dans laquelle les visiteurs pouvaient entrer.
L’aventure tourne cependant rapidement au fiasco. Une fréquentation insuffisante et de lourdes difficultés financières entraînent la fermeture définitive du parc en 1991, après seulement cinq saisons. Une grande partie des installations est ensuite démontée ou détruite.
Depuis, plusieurs projets immobiliers et touristiques ont été imaginés pour reconvertir le terrain. Aucun n’a permis de faire revenir un parc d’une ampleur comparable.
Dragon Ball pourrait ainsi donner une nouvelle identité à ce site devenu mythique. Après Gargantua, les silhouettes de Son Goku, Vegeta ou Shenron pourraient dominer à leur tour le paysage du Val-d’Oise.
À quoi pourrait ressembler le parc français ?
Pour les fans, les possibilités paraissent immenses. Dragon Ball accompagne plusieurs générations de spectateurs français depuis la diffusion du dessin animé à la fin des années 1980.
Un parc installé à proximité de Paris pourrait attirer des familles, des passionnés de mangas et des touristes venus de toute l’Europe.
Des attractions encore totalement inconnues
Aucune attraction française n’a été présentée. Rien ne permet donc d’affirmer que les visiteurs trouveront un grand huit Shenron, une reproduction de Kame House ou un parcours installé dans Capsule Corporation.
Le modèle saoudien permet seulement d’imaginer ce que pourrait proposer une telle destination : montagnes russes, attractions familiales, spectacles, décors immersifs, restaurants thématiques et boutiques consacrées aux personnages de la saga.
Le site pourrait également accueillir des hôtels et d’autres activités de loisirs. Mais les dimensions, le budget et le contenu exact du complexe restent confidentiels.
Pourquoi l’ouverture est encore loin d’être garantie
L’annonce suscite un enthousiasme immédiat, mais un projet étudié n’est pas encore un parc confirmé.
Des transports et des autorisations à prévoir
Avant d’accueillir ses premiers visiteurs, le projet devrait franchir de nombreuses étapes. Les investisseurs devront notamment sécuriser le terrain, réaliser les études environnementales, obtenir les autorisations administratives et définir le financement des infrastructures.
La question des transports sera également centrale. Le site se trouve près de Cergy-le-Haut, terminus du RER A, mais un parc d’envergure internationale provoquerait une forte hausse de la circulation. Les accès routiers et les transports collectifs devraient probablement être adaptés.
Enfin, Qiddiya présente toujours son établissement saoudien comme le seul parc Dragon Ball au monde. Aucun partenariat français avec Toei Animation n’a été publiquement annoncé.
Le rêve est donc encore fragile. Si les négociations aboutissent, l’ancien Mirapolis pourrait connaître l’une des renaissances les plus étonnantes d’Île-de-France. En attendant une annonce officielle, le parc Dragon Ball près de Paris reste une possibilité spectaculaire, mais pas encore une certitude.