Consulter Masquer le sommaire
- Le lycée Nelson Mandela ravagé par les flammes
- Les élèves évacués, aucun blessé signalé
- Un incendie volontaire, mais une origine encore inconnue
- Les forces de l’ordre déployées autour du lycée
- Une nouvelle journée de mobilisation dans les lycées
- Les étudiants rejoignent à leur tour la mobilisation
- Une enquête attendue après l’incendie
Le lycée Nelson Mandela ravagé par les flammes
La mobilisation des lycéens connaît un nouvel épisode violent à Nantes. Le lycée Nelson Mandela a été touché par un incendie jeudi matin, alors que plusieurs établissements de la ville sont bloqués dans le cadre du mouvement national.
Le feu s’est déclaré vers 8 heures, selon les premières informations disponibles. Des poubelles auraient d’abord pris feu avant que les flammes ne se propagent à la façade du lycée. Les pompiers sont intervenus à partir de 8h30 pour maîtriser le sinistre.
Le hall du lycée a été détruit. La façade et une partie de la toiture ont également été touchées. Des informations locales font état de dégâts supplémentaires dans l’internat et plusieurs salles de l’établissement. Ces derniers éléments doivent encore être précisés par les autorités.
Les élèves évacués, aucun blessé signalé
Face à la propagation des flammes, les personnes présentes dans l’établissement ont été évacuées. Un périmètre de sécurité a ensuite été installé autour du lycée afin de permettre aux secours d’intervenir.
Aucun blessé n’a été signalé dans l’immédiat. Les transports en commun ont également été interrompus dans le secteur pendant l’intervention des secours.
La direction prévoit par ailleurs une fermeture de l’établissement pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines selon l’ampleur des dégâts. Le lycée public polyvalent Nelson Mandela accueille plus de 1 700 élèves et étudiants.
Un incendie volontaire, mais une origine encore inconnue
La proviseure adjointe du lycée, Gaëlle Cordier, a indiqué à l’AFP que le feu était « volontaire ». Elle n’a toutefois pas précisé qui aurait déclenché l’incendie ni dans quelles circonstances exactes.
Cette distinction est importante alors que le sinistre intervient pendant une période de forte mobilisation lycéenne. À ce stade, rien ne permet d’affirmer que les élèves participant au blocus sont à l’origine du feu.
Des élèves interrogés sur place ont affirmé que des personnes venues d’autres établissements auraient participé aux dégradations. Certains témoignages évoquent également des tirs de mortiers d’artifice et une explosion entendue avant ou pendant l’incendie. Ces déclarations restent à vérifier dans le cadre des investigations.
Les forces de l’ordre déployées autour du lycée
La situation s’est également tendue aux abords de l’établissement. Les forces de l’ordre ont sécurisé le secteur pendant l’intervention des pompiers.
Selon Actu17, des CRS ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des groupes de lycéens à proximité du centre commercial Beaulieu. Plusieurs établissements nantais faisaient parallèlement l’objet d’actions de blocage.
Une nouvelle journée de mobilisation dans les lycées
L’incendie intervient au deuxième jour d’une mobilisation qui s’étend à travers la France. Les lycéens réclament notamment davantage de moyens pour l’éducation, le remplacement des enseignants absents et une amélioration de leurs conditions d’études.
À Nantes, plusieurs autres établissements étaient bloqués jeudi matin, notamment les lycées Clemenceau, Jean-Perrin, Guist’hau et Monge-La Chauvinière. Le mouvement touche également d’autres établissements de Loire-Atlantique.
À l’échelle nationale, 356 lycées avaient été touchés mercredi par des blocages ou des perturbations, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur. La journée avait également donné lieu à 625 interpellations et 83 policiers et gendarmes blessés, selon les autorités.
Les étudiants rejoignent à leur tour la mobilisation
La contestation ne concerne désormais plus uniquement les lycées. Plusieurs organisations étudiantes appellent également à rejoindre le mouvement.
Une trentaine de campus étaient concernés jeudi matin par des blocages ou des actions, notamment à Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon, Reims, Poitiers et Nanterre. Les organisations étudiantes réclament elles aussi davantage de moyens pour l’enseignement supérieur.
Face à l’extension du mouvement, le gouvernement a annoncé l’ouverture d’une plateforme de concertation destinée aux lycéens. L’objectif affiché est de permettre aux élèves de faire remonter leurs revendications.
Une enquête attendue après l’incendie
Le principal enjeu reste désormais de déterminer précisément comment le feu s’est déclaré et qui en est responsable.
L’intervention des pompiers a permis de maîtriser l’incendie, mais les dégâts sont importants pour cet établissement de l’île de Nantes. Les témoignages recueillis sur place devront être confrontés aux constatations réalisées par les enquêteurs.
Le sinistre intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs affrontements et dégradations autour des blocages de lycées. Il reste toutefois prématuré d’établir un lien direct entre la mobilisation lycéenne et l’incendie du lycée Nelson Mandela. Les circonstances exactes doivent encore être établies.