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- Une crème Parley Goldie rappelée dans toute la France
- Le risque signalé concerne notamment les reins
- Pourquoi trouve-t-on parfois du mercure dans certaines crèmes ?
- Une substance particulièrement surveillée
- La boutique Khevannah ferme temporairement
- Les clientes sont appelées à arrêter immédiatement la crème
- Comment savoir si votre pot est concerné ?
Une crème Parley Goldie rappelée dans toute la France
L’alerte a été publiée vendredi 28 août sur RappelConso.
Le produit concerné est l’Advanced Beauty Cream – Pearl Shine – Parley Goldie, également identifié comme « Parley Goldie cream jar ». Contrairement à certains rappels limités à une date ou à un numéro précis, cette fois tous les lots sont concernés.
La crème a été distribuée en France entière par Khevannah.
La raison du rappel est particulièrement inhabituelle pour un produit cosmétique : les contrôles ont détecté la présence de mercure.
Le risque signalé concerne notamment les reins
RappelConso classe le problème comme un risque chimique et mentionne explicitement un risque de lésions rénales.
Les consommateurs doivent arrêter d’utiliser la crème et la détruire. Un remboursement est également prévu. Le rappel est volontaire et n’a pas nécessité d’arrêté préfectoral.
Il ne faut donc pas attendre de voir apparaître une irritation avant d’arrêter son utilisation.
Pourquoi trouve-t-on parfois du mercure dans certaines crèmes ?
La présence de mercure dans un cosmétique peut surprendre. Elle est pourtant connue des autorités sanitaires à l’échelle internationale.
L’Organisation mondiale de la santé explique que des sels de mercure ont notamment été utilisés dans certains produits éclaircissants pour la peau, car ils peuvent inhiber la production de mélanine.
Cela ne signifie pas que l’on connaît déjà l’origine exacte du mercure retrouvé dans la crème rappelée en France. La fiche officielle ne précise ni sa concentration ni la façon dont il s’est retrouvé dans le produit.
Une substance particulièrement surveillée
L’OMS classe le mercure parmi les dix substances chimiques constituant une préoccupation majeure pour la santé publique.
Selon sa forme et le niveau d’exposition, il peut affecter les reins, mais également le système nerveux, la peau, les yeux ou encore le système digestif. Les femmes enceintes et les jeunes enfants figurent parmi les populations nécessitant une vigilance particulière.
L’organisme international alerte depuis plusieurs années sur les produits éclaircissants contenant du mercure. Malgré les interdictions adoptées dans de nombreux pays, certains continuent à circuler sur Internet ou par des circuits d’importation.
La boutique Khevannah ferme temporairement
L’affaire a déjà eu une conséquence visible.
Le site de Khevannah n’est actuellement plus accessible comme une boutique classique. Sa page d’accueil indique que le magasin en ligne est fermé pour une durée indéterminée, le temps de procéder à des vérifications et de mettre l’ensemble de l’offre en conformité.
Le distributeur diffuse également un message spécifique concernant Parley Goldie.
Les clientes sont appelées à arrêter immédiatement la crème
Khevannah demande aux personnes ayant acheté la crème de cesser immédiatement de l’utiliser. L’entreprise confirme son retrait de la vente à la suite de l’alerte concernant le mercure.
Avant la fermeture, le site commercialisait plusieurs références Parley Goldie autour de l’éclaircissement du teint et de l’atténuation des taches ou de l’hyperpigmentation. Des avis clients visibles dans les pages encore indexées mentionnaient également l’utilisation de la crème dans ce but.
Cela ne permet toutefois pas de déterminer quand ni comment la contamination au mercure est survenue.
Comment savoir si votre pot est concerné ?
Dans ce rappel, la vérification est particulièrement simple.
Il ne faut pas rechercher une date de péremption ou un numéro de lot précis. Tous les lots de la référence Parley Goldie cream jar sont rappelés. La mesure concerne les produits commercialisés partout en France.
Si vous possédez cette crème, la consigne officielle est de ne plus l’utiliser et de la détruire.
Le distributeur a également mis à disposition un numéro de contact pour les consommateurs et prévoit un remboursement.
Le rappel mérite donc une attention particulière. Contrairement à un défaut d’emballage ou à une erreur d’étiquetage, le problème porte ici directement sur la composition d’un cosmétique appliqué sur la peau.
Et avec la fermeture temporaire du distributeur pour contrôler son offre, l’affaire pourrait encore évoluer si d’autres références devaient faire l’objet de vérifications.