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L’OMS active son niveau d’alerte sanitaire internationale
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce dimanche le déclenchement d’une urgence de santé publique de portée internationale face à la progression d’une nouvelle épidémie d’Ebola en Afrique centrale.
L’épidémie touche principalement la République démocratique du Congo (RDC), mais plusieurs cas ont également été confirmés en Ouganda, provoquant une forte inquiétude des autorités sanitaires internationales.
Selon l’OMS, cette décision correspond désormais au deuxième niveau d’alerte sanitaire le plus élevé depuis les modifications du règlement sanitaire international adoptées en 2024.
Une souche particulièrement inquiétante
L’épidémie actuelle est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, un variant considéré comme particulièrement dangereux. Les autorités sanitaires soulignent notamment l’absence de vaccin homologué spécifique contre cette souche.
D’après les premiers chiffres relayés par plusieurs organismes internationaux, des dizaines de morts suspectes auraient déjà été recensées dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC.
L’OMS évoque également un risque élevé de propagation régionale en raison :
- des déplacements importants de population ;
- de la proximité des frontières ;
- et des capacités sanitaires limitées dans certaines zones touchées.
Des cas détectés en Ouganda
La situation inquiète particulièrement les autorités sanitaires après la confirmation de plusieurs cas en Ouganda, dont certains sans lien direct clairement identifié.
Deux cas concerneraient notamment des personnes ayant voyagé depuis la République démocratique du Congo, renforçant les craintes d’une propagation internationale du virus.
Face à cette situation, plusieurs organisations sanitaires africaines et internationales ont organisé des réunions d’urgence afin de coordonner la riposte.
Une maladie extrêmement mortelle
Ebola reste l’une des maladies virales les plus dangereuses au monde. Selon l’OMS, le taux de mortalité peut atteindre entre 60 % et 80 % selon les épidémies et les conditions de prise en charge.
Le virus se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels de personnes infectées ou de surfaces contaminées. Les symptômes incluent généralement :
- de fortes fièvres ;
- une fatigue intense ;
- des douleurs ;
- et dans certains cas des hémorragies sévères.
Une mobilisation internationale en cours
L’OMS appelle désormais les États concernés à renforcer rapidement :
- les systèmes de surveillance ;
- le traçage des cas contacts ;
- les contrôles sanitaires ;
- ainsi que les capacités hospitalières locales.
L’organisation insiste également sur l’importance de la coopération internationale afin de limiter tout risque d’extension de l’épidémie.
Pour le moment, aucune restriction globale de voyage n’a été annoncée, mais plusieurs autorités sanitaires surveillent de très près l’évolution de la situation dans la région.