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Un foyer épidémique apparu à bord d’un navire de croisière
L’affaire débute à bord du MV Hondius, un navire d’expédition ayant quitté Ushuaïa, en Argentine.
Au cours de la traversée, plusieurs passagers ont commencé à présenter des symptômes inquiétants. Rapidement, plusieurs cas suspects de hantavirus Andes sont détectés parmi les voyageurs.
Le navire finit par être placé sous surveillance sanitaire avant l’évacuation progressive de nombreux passagers vers différents pays, dont la France.
Depuis, plusieurs personnes ont été hospitalisées et au moins trois décès ont déjà été liés à cette épidémie selon plusieurs médias internationaux.
Pourquoi le hantavirus Andes inquiète davantage
Tous les hantavirus ne présentent pas le même niveau de risque.
La souche identifiée sur le MV Hondius, appelée “Andes”, attire particulièrement l’attention des autorités sanitaires car elle fait partie des très rares hantavirus capables de se transmettre entre humains dans certaines conditions.
Habituellement, les hantavirus se transmettent surtout via :
- l’urine ;
- les excréments ;
- ou la salive de rongeurs infectés.
Mais la souche Andes a déjà montré par le passé des cas de transmission entre personnes après des contacts rapprochés et prolongés.
C’est précisément ce point qui pousse les autorités à surveiller attentivement :
- les passagers ;
- les cas contacts ;
- et les personnes ayant voyagé dans les mêmes avions.
Quels sont les symptômes surveillés ?
Le hantavirus peut d’abord ressembler à une forte grippe.
Les autorités sanitaires surveillent notamment :
- la fièvre ;
- les douleurs musculaires ;
- les maux de tête ;
- la fatigue intense ;
- ou encore les troubles respiratoires.
Dans les cas les plus graves, l’infection peut évoluer vers un syndrome pulmonaire sévère avec des difficultés respiratoires importantes.
Certaines formes du virus affichent un taux de mortalité particulièrement élevé.
Pourquoi la France a renforcé sa surveillance
L’affaire a pris une nouvelle dimension après le rapatriement de plusieurs ressortissants français.
L’un des passagers évacués du MV Hondius a récemment été testé positif au hantavirus après son retour en France. Selon plusieurs médias, la personne avait commencé à présenter des symptômes pendant le vol de rapatriement.
Depuis, les autorités sanitaires ont renforcé leur dispositif :
- isolement des patients ;
- suivi des cas contacts ;
- protocoles hospitaliers spécifiques ;
- et surveillance médicale renforcée.
Des établissements spécialisés dans les maladies infectieuses rares ont été mobilisés afin d’éviter toute éventuelle chaîne de transmission.
L’OMS surveille l’affaire de près
L’Organisation mondiale de la santé suit également la situation avec attention.
Même si l’OMS estime pour l’instant que le risque de propagation massive reste limité, le contexte inquiète :
- un navire fermé ;
- plusieurs passagers internationaux ;
- des vols de rapatriement ;
- et une souche rare du virus.
Plusieurs pays européens et nord-américains ont déjà lancé des opérations de suivi sanitaire autour des voyageurs concernés.
Une affaire qui relance les craintes sanitaires
Depuis la pandémie de Covid-19, chaque alerte sanitaire internationale est désormais observée avec beaucoup plus d’attention.
Même si les spécialistes rappellent que le hantavirus reste beaucoup moins contagieux que d’autres virus respiratoires, le foyer du MV Hondius montre à quel point un épisode épidémique peut rapidement devenir un sujet mondial lorsque des voyageurs internationaux sont impliqués.
Les prochains jours seront particulièrement surveillés afin de savoir si d’autres cas positifs apparaissent parmi les passagers rapatriés.