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Un foyer suspect à bord du MV Hondius
L’affaire suscite une forte inquiétude depuis plusieurs jours. Le MV Hondius, un navire de croisière qui reliait Ushuaia, en Argentine, au Cap-Vert, fait l’objet d’une surveillance sanitaire après plusieurs cas suspects d’hantavirus.
Selon l’OMS, trois personnes ayant voyagé à bord du navire sont mortes : un couple néerlandais et une passagère allemande. Le bateau mouillait ces derniers jours au large de Praia, au Cap-Vert, avec 88 passagers et 59 membres d’équipage de 23 nationalités.
Tous les passagers présentant des symptômes auraient été évacués, selon l’exploitant du navire, Oceanwide Expeditions. La compagnie affirme également qu’il n’y aurait plus de personne symptomatique à bord.
L’origine de la contamination reste recherchée
La question centrale reste celle de l’origine du foyer. Les autorités argentines cherchent notamment à retracer le parcours des premiers passagers tombés malades avant leur embarquement sur le MV Hondius. Les deux premiers cas, un couple néerlandais, avaient voyagé en Argentine avant de monter à bord.
Le Guardian indique que l’Argentine mène des recherches pour identifier les points d’exposition possibles, alors que le pays connaît une incidence élevée du hantavirus en Amérique latine.
L’hypothèse d’une contamination avant l’embarquement est donc étudiée de près. Elle pourrait expliquer pourquoi les premiers symptômes sont apparus pendant la croisière, sans que l’exposition initiale ait nécessairement eu lieu sur le bateau.
Pourquoi l’hantavirus inquiète autant
L’hantavirus est généralement transmis à l’être humain par contact avec des rongeurs infectés, notamment via leurs urines, salives ou excréments. Il peut provoquer des formes graves, notamment respiratoires.
La situation du MV Hondius inquiète surtout en raison du contexte fermé d’un navire de croisière. Dans ce type d’environnement, la gestion des cas suspects, l’isolement et l’identification des contacts deviennent rapidement complexes.
Certaines souches d’hantavirus se transmettent très rarement d’une personne à l’autre. Toutefois, le virus des Andes, évoqué par plusieurs autorités sanitaires dans cette affaire, fait partie des variants pouvant, dans certains cas, se transmettre entre humains lors de contacts rapprochés et prolongés.
Des passagers suivis dans plusieurs pays
L’affaire prend une dimension internationale, car plusieurs passagers ont débarqué à différentes étapes du voyage. Certains ont ensuite rejoint leur pays d’origine.
Selon Le Monde, Oceanwide Expeditions affirme travailler à recenser les coordonnées de tous les passagers et membres d’équipage ayant embarqué ou débarqué depuis le 20 mars.
Cette opération de traçage est essentielle pour identifier les personnes susceptibles d’avoir été exposées, les informer et surveiller l’apparition éventuelle de symptômes.
Un risque jugé faible pour l’Europe
Malgré l’inquiétude, les autorités européennes se veulent prudentes. La Commission européenne estime que le risque pour les Européens reste faible, selon les informations relayées par Le Monde.
Cette prudence s’explique par le mode de transmission habituel du virus. La contamination se fait principalement via l’exposition à des rongeurs infectés, et non par une propagation massive comparable à celle d’un virus respiratoire classique.
Cela n’empêche pas les autorités sanitaires de poursuivre leur surveillance, notamment auprès des passagers débarqués.
Pourquoi cette affaire est suivie de près
Le cas du MV Hondius attire l’attention pour plusieurs raisons. D’abord, il concerne un navire de croisière international, avec des passagers de nombreuses nationalités. Ensuite, plusieurs décès ont été signalés. Enfin, l’origine exacte de la contamination reste à confirmer.
Cette combinaison rend l’enquête particulièrement sensible.
Les autorités doivent désormais déterminer si les contaminations ont eu lieu avant l’embarquement, pendant la croisière ou lors d’une escale. Cette réponse sera décisive pour comprendre le niveau réel de risque à bord.
Ce qu’il faut retenir
Plusieurs éléments sont établis à ce stade :
- le MV Hondius est surveillé après plusieurs cas suspects d’hantavirus ;
- trois passagers sont morts depuis le début de l’alerte ;
- les passagers symptomatiques ont été évacués, selon l’exploitant ;
- l’Argentine cherche à retracer le parcours des premiers malades ;
- le risque pour l’Europe est jugé faible, mais la surveillance continue.
L’enquête sanitaire doit encore préciser l’origine de la contamination et le niveau d’exposition des passagers déjà débarqués.