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- D’abord, clarifions : “interdit” ne veut pas toujours dire la même chose
- Ce que la loi 2025 a changé : deux textes, deux effets
- 1) Certains couteaux sont désormais clairement listés en catégorie D
- 2) Certaines armes blanches passent en catégorie A1 (armes interdites)
- Comment savoir si votre couteau est concerné, sans vous tromper
- Étape 1 : votre couteau fait-il partie des modèles explicitement listés ?
- Étape 2 : votre couteau ressemble-t-il à une arme désormais interdite (catégorie A1) ?
- Étape 3 : même si le couteau est “classique”, quel est votre contexte réel ?
- Les confusions les plus fréquentes qui vous mettent dans l’erreur
- Que faire si vous pensez détenir un modèle devenu interdit
- Ce qu’il faut retenir
D’abord, clarifions : “interdit” ne veut pas toujours dire la même chose
En France, la plupart des couteaux relèvent de la catégorie D. Vous pouvez souvent les acheter et les détenir. Cependant, la loi interdit le port et le transport d’une arme de catégorie D hors du domicile sans motif légitime, y compris dans une voiture.
Donc, une phrase comme “ce couteau est autorisé” reste incomplète. Il faut toujours ajouter : “autorisé à détenir, oui, mais à porter ou transporter, uniquement avec un motif légitime”.
Ce que la loi 2025 a changé : deux textes, deux effets
La vague “nouvelle loi 2025” vient surtout de deux évolutions.
1) Certains couteaux sont désormais clairement listés en catégorie D
L’arrêté du 4 juillet 2025 a fixé une liste d’armes blanches, notamment :
-
les couteaux dits papillon / balisong ;
-
les couteaux à cran d’arrêt avec mécanisme d’ouverture automatique.
Ainsi, ces modèles ressortent plus vite dans les discussions, car le texte les cite explicitement. Cependant, ce classement ne signifie pas “libre partout”. Il signifie surtout que le cadre est posé noir sur blanc.
2) Certaines armes blanches passent en catégorie A1 (armes interdites)
En parallèle, le décret n°2025-894 du 5 septembre 2025 a renforcé la réglementation en classant certaines armes blanches en catégorie A1, ce qui correspond aux armes interdites aux particuliers.
Dans ce cas, on ne parle plus seulement de port ou de transport. On parle aussi de détention. Donc, l’enjeu devient nettement plus sérieux.
Comment savoir si votre couteau est concerné, sans vous tromper
Vous pouvez faire un tri logique, sans interprétation hasardeuse.
Étape 1 : votre couteau fait-il partie des modèles explicitement listés ?
Si vous avez un papillon/balisong ou un couteau à ouverture automatique au sens du texte, vous entrez clairement dans un cadre identifié par l’arrêté de juillet 2025.
À ce stade, deux erreurs reviennent souvent. D’abord, les gens pensent que “catégorie D” = “aucun risque”. Ensuite, ils oublient la règle du motif légitime. Or, la loi l’exige pour tout port ou transport hors domicile.
Étape 2 : votre couteau ressemble-t-il à une arme désormais interdite (catégorie A1) ?
Les communications administratives sur 2025 évoquent notamment des couteaux dits “zombie” parmi les armes concernées par le passage en A1.
Ici, évitez le piège classique : vouloir “décider soi-même” sur une photo vue en ligne. À la place, vérifiez le texte de référence et, en cas de doute, considérez que le risque existe.
Étape 3 : même si le couteau est “classique”, quel est votre contexte réel ?
C’est là que tout se joue au quotidien. En pratique, vous pouvez détenir un couteau légalement et, malgré tout, vous mettre en tort si vous le portez ou le transportez sans raison valable.
En effet, Service-Public le dit clairement : hors domicile, port et transport d’une catégorie D restent interdits sans motif légitime.
Les confusions les plus fréquentes qui vous mettent dans l’erreur
La première confusion vient d’un mot : “interdit”. Beaucoup l’utilisent pour parler du port, alors qu’ils pensent à la détention. Or, ce sont deux sujets différents.
La deuxième confusion vient d’une justification : “je l’ai pour me défendre”. Cette phrase vous place dans une logique d’arme, pas d’outil. Donc, elle vous dessert presque toujours.
La troisième confusion vient du rangement. Si vous gardez l’objet accessible immédiatement, vous donnez l’impression d’un port “prêt à l’usage”. À l’inverse, un transport cohérent se voit aussi dans la manière dont vous rangez l’objet.
Que faire si vous pensez détenir un modèle devenu interdit
Ne cherchez pas à “faire au plus vite” avec une solution bricolée. D’abord, n’emportez pas l’objet avec vous. Ensuite, évitez de le céder à un tiers sans cadre clair.
Enfin, rapprochez-vous d’une source officielle (commissariat, gendarmerie, préfecture) pour connaître la conduite à tenir selon votre cas. Les textes 2025 ont déclenché des communications locales, et la procédure peut dépendre du contexte.
Ce qu’il faut retenir
La loi 2025 ne dit pas “tout couteau devient illégal”. Elle vise surtout des modèles précis, et elle rappelle une règle de fond : hors domicile, port et transport restent encadrés par le motif légitime.
Dans ce contexte, le bon réflexe consiste à raisonner en trois temps : catégorie, usage réel, et contexte. C’est la seule manière d’éviter les mauvaises surprises.