Consulter Masquer le sommaire
Le point important, c’est la nuance. Le gouvernement assure qu’il n’existe “aucun risque de rupture d’approvisionnement” à l’échelle nationale. En clair, des automobilistes peuvent tomber sur des stations à sec près de chez eux, sans que la France soit confrontée à une panne générale du réseau.
Pourquoi plusieurs stations sont déjà en difficulté
La tension vient d’abord du choc pétrolier lié à la guerre au Moyen-Orient. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz ont fait grimper les prix et compliqué les flux d’approvisionnement. Cette hausse brutale provoque aussi un autre effet : les automobilistes se ruent davantage vers certaines enseignes où les prix restent plafonnés.
C’est notamment le cas de nombreuses stations TotalEnergies, plus sollicitées depuis la mise en place d’un prix plafond. La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a expliqué que cette politique tarifaire créait une forte affluence dans une partie du réseau, ce qui accentue les ruptures locales.
Ce qu’il faut surveiller avant le week-end
La situation pourrait se tendre davantage dans les prochains jours. Le Parisien rapporte que le syndicat Mobilians alerte sur un risque de ruptures de stock pendant le week-end de Pâques, en particulier dans certaines stations déjà sous pression.
Pour autant, les chiffres restent encore loin de la crise d’octobre 2022. À l’époque, plus de 4 500 stations avaient connu des ruptures totales ou partielles pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, on parle de plus de 700 stations touchées en fin de semaine dernière, soit une hausse nette, mais d’une ampleur bien moindre.
Ce que cela change pour les automobilistes
Dans l’immédiat, le vrai risque est surtout local. Il dépend de la station, de la région et du carburant recherché. Le problème ne tient donc pas seulement au prix de l’essence. Il tient aussi à la disponibilité immédiate dans certaines zones déjà très fréquentées.
Autrement dit, oui, plusieurs stations manquent de carburant. Mais non, la France ne fait pas encore face à une pénurie générale. C’est cette différence qui résume la situation actuelle.