Je ne suis pas d’accord avec l’expert automobile : quoi faire, étape par étape

Vous n’êtes pas d’accord avec l’expert automobile après un accident. Par exemple, l’indemnisation vous semble trop basse, le chiffrage ne correspond pas, ou le véhicule est déclaré irréparable. Dans ce cas, vous avez des recours. L’important est d’agir dans le bon ordre, avec des preuves.

© En cas de désaccord avec l’expert automobile, vous pouvez demander une contre-expertise et faire valoir vos preuves auprès de l’assurance.

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Comprendre le rôle de l’expert automobile

Après un sinistre, l’assureur missionne souvent un expert automobile. Son rapport sert à estimer les dommages, le coût des réparations et, parfois, la valeur du véhicule. Ensuite, l’assurance s’appuie sur ce rapport pour vous proposer une indemnisation.

Cependant, vous n’êtes pas obligé d’accepter le rapport. Le site officiel Service-Public indique que vous pouvez contester et demander une contre-expertise.

Les situations où le désaccord arrive le plus

Très souvent, le conflit vient d’une valeur de véhicule jugée trop basse. Parfois, le problème vient du chiffrage des réparations. Dans d’autres cas, l’expert classe le véhicule en statut particulier, ce qui change tout pour la suite.

Première étape : récupérer le rapport et vérifier les chiffres

Avant de contester, commencez par obtenir le rapport complet. Ensuite, relisez les postes un par un. Vérifiez les pièces, la main-d’œuvre, la peinture, et les éventuelles opérations de sécurité.

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Puis, rassemblez vos éléments. Par exemple, conservez les photos du sinistre, les factures d’entretien, et les documents qui prouvent l’état du véhicule. De plus, si vous contestez la valeur, préparez des annonces comparables avec la même finition et un kilométrage proche.

Ce qui renforce vraiment votre dossier

Vous gagnez en crédibilité quand vous apportez des faits. Donc, évitez “je trouve ça injuste” et remplacez par “voici trois annonces comparables” ou “voici les factures qui prouvent l’entretien”. Ensuite, demandez clairement sur quels critères l’évaluation se base.

Demander une contre-expertise : le recours le plus simple

Si le désaccord reste, vous pouvez demander une contre-expertise. Service-Public confirme ce droit en cas de contestation du rapport.

Dans ce cas, vous missionnez un expert indépendant. Ensuite, cet expert échange avec l’expert de l’assurance. L’objectif est d’arriver à une position commune. Dans la pratique, c’est souvent l’étape qui débloque la situation.

Qui paie la contre-expertise ?

Souvent, vous avancez les frais. Cependant, certains contrats incluent une protection juridique qui peut prendre en charge tout ou partie. Donc, regardez vos garanties avant de lancer la procédure.

Passer en expertise contradictoire quand l’enjeu est important

Quand la situation se durcit, vous pouvez passer à une expertise contradictoire. Concrètement, les deux experts examinent le véhicule avec les mêmes informations. Ainsi, la discussion devient technique, et les points de désaccord apparaissent plus clairement.

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Ce format aide beaucoup si l’expert minimise les réparations, ou si la valeur proposée est très éloignée du marché. De plus, cela limite les malentendus, car tout se discute au même moment.

Si les deux experts ne sont pas d’accord : le troisième expert

Si la contre-expertise ne suffit pas, Service-Public indique une solution : désigner un 3e expert d’un commun accord. Vous partagez ses honoraires avec l’assureur.

Si vous ne trouvez pas d’accord sur ce troisième expert, le président du tribunal compétent peut le désigner.

À ce stade, le dossier devient plus sérieux. Donc, gardez tous les écrits et restez précis sur vos demandes.

Si le blocage vient surtout de l’assureur : réclamation puis médiation

Parfois, le problème ne vient plus seulement du rapport. Le problème vient de la réponse de l’assurance. Dans ce cas, suivez la procédure officielle : contactez d’abord votre interlocuteur, puis le service réclamation. Service-Public décrit ces étapes avant d’aller plus loin.

Ensuite, si rien ne bouge, vous pouvez saisir la Médiation de l’assurance. Le ministère de l’Économie rappelle que cette médiation vise un règlement amiable.

Les erreurs à éviter quand vous contestez un expert automobile

D’abord, évitez d’attendre trop longtemps. Plus vous tardez, plus les preuves deviennent difficiles à exploiter. Ensuite, évitez les échanges flous au téléphone. Privilégiez l’écrit, car il fixe les positions.

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Enfin, ne contestez pas “dans le vide”. Apportez des preuves, des comparatifs, et des chiffres. Avec cette approche, vous augmentez nettement vos chances d’obtenir une révision.

Ce que vous devez retenir

Si vous n’êtes pas d’accord avec l’expert automobile, commencez par récupérer le rapport et monter un dossier solide. Ensuite, demandez une contre-expertise. Si besoin, passez en expertise contradictoire, puis demandez un troisième expert. Enfin, si le litige vient de l’assurance, utilisez la réclamation et la médiation.

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