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- Ce qui change exactement en 2026
- Pourquoi l’État a durci la règle
- Délit vs contravention : la différence qui change tout
- Le risque invisible : le casier judiciaire
- Quelles sanctions concrètes en cas de +50 km/h
- Ce que vous risquez si l’affaire va au tribunal
- Pourquoi ce changement piège beaucoup d’automobilistes
- Le point clé : on ne parle pas d’un “petit dépassement”
- Ce qu’il faut faire si vous recevez une amende pour très grand excès de vitesse
- Ce que cette réforme change sur les routes en 2026
Ce qui change exactement en 2026
Le basculement est clair : dépasser la vitesse maximale autorisée d’au moins 50 km/h est désormais qualifié de délit depuis le 29 décembre 2025. Avant, ce même comportement relevait d’une contravention de 5e classe. Service-public rappelle aussi un point important : l’excès de vitesse de +50 km/h était déjà un délit en cas de récidive, mais ce n’était pas la règle “par défaut”.
Ce changement vient d’un décret qui supprime la qualification de contravention pour ces excès de vitesse et les fait entrer dans la catégorie des délits. En droit français, ce n’est pas un détail. Un délit n’implique pas la même procédure, ni la même logique de sanction.
Pourquoi l’État a durci la règle
Le ministère de l’Intérieur justifie cette évolution par la gravité du comportement et sa recrudescence. Il évoque une hausse des excès de vitesse supérieurs ou égaux à 50 km/h relevés ces dernières années, et insiste sur le danger direct : moins de temps de réaction, distances de freinage plus longues, perte de contrôle, impact plus violent en cas de collision.
Dans ce contexte, le message politique est simple : le “très grand excès de vitesse” est traité comme un acte de violence routière.
Délit vs contravention : la différence qui change tout
Une contravention, même très élevée, reste dans un cadre “routier” classique. Un délit, lui, bascule dans une réponse pénale plus lourde, avec un autre niveau de conséquences.
Service-public explique que la juridiction compétente pour juger un délit est le tribunal correctionnel, alors que les contraventions relèvent du tribunal de police. Cette seule phrase résume le tournant. Vous ne jouez plus dans la même catégorie.
Le risque invisible : le casier judiciaire
Le ministère de l’Intérieur l’écrit noir sur blanc : ce délit peut s’accompagner d’une inscription au casier judiciaire. Service-public confirme que le délit constaté pourra figurer au casier. Pour beaucoup, c’est la conséquence la plus sous-estimée, parce qu’elle dépasse la simple perte de points.
Quelles sanctions concrètes en cas de +50 km/h
La réforme ne s’arrête pas à un mot. Elle change aussi la mécanique des sanctions.
Désormais, une amende forfaitaire délictuelle peut être proposée pour un excès de vitesse de plus de 50 km/h. Elle est fixée à 300 €, minorée à 250 € si vous réglez rapidement, et majorée à 600 € en cas de retard. Dans ce cas, la procédure judiciaire est close. C’est l’idée du “règlement” qui éteint l’action publique.
Cependant, si vous refusez cette amende forfaitaire délictuelle, le dossier part au tribunal correctionnel. Et là, l’échelle change.
Ce que vous risquez si l’affaire va au tribunal
Service-public indique qu’en cas de jugement, les sanctions peuvent aller jusqu’à 3 750 € d’amende et 3 mois de prison. Le texte précise aussi des peines complémentaires possibles : suspension ou annulation du permis, et confiscation du véhicule.
Le ministère de l’Intérieur détaille également un éventail de peines complémentaires, dont la suspension du permis jusqu’à trois ans, l’interdiction de conduire certains véhicules, l’obligation d’un stage de sensibilisation, la confiscation du véhicule, et le retrait de 6 points.
Ainsi, le choc n’est pas seulement financier. Il devient aussi administratif, judiciaire, et parfois professionnel.
Pourquoi ce changement piège beaucoup d’automobilistes
Beaucoup de conducteurs avaient intégré une idée : “+50 km/h, c’est très cher et je perds des points”. Cette idée était déjà vraie. Pourtant, elle ne couvrait pas l’essentiel.
D’abord, la qualification en délit modifie la perception du risque. Ensuite, l’arrivée de l’amende forfaitaire délictuelle donne une impression de “sortie rapide” possible. Or, le choix entre payer et contester n’est pas neutre, parce qu’une contestation peut conduire à une audience et à des sanctions plus lourdes si le tribunal retient l’infraction.
Par ailleurs, beaucoup se font surprendre par la portée des peines complémentaires. La confiscation du véhicule ou une annulation du permis ne ressemblent plus à une simple sanction routière.
Le point clé : on ne parle pas d’un “petit dépassement”
Le seuil de +50 km/h n’est pas un dépassement marginal. Le ministère de l’Intérieur insiste sur le fait qu’il s’agit d’un comportement particulièrement dangereux. En clair, l’État veut que la sanction soit cohérente avec ce risque.
Ce qu’il faut faire si vous recevez une amende pour très grand excès de vitesse
Le premier réflexe est de comprendre votre situation. Est-ce une amende forfaitaire délictuelle proposée, ou une procédure déjà orientée vers le tribunal. Service-public indique que l’amende forfaitaire délictuelle clôt la procédure si elle est acceptée et réglée.
Ensuite, évitez la réaction “automatique”. Payer vite peut réduire le montant si vous êtes dans le cadre minoré. À l’inverse, refuser entraîne un passage possible devant le tribunal correctionnel. Dans une situation complexe, il peut être utile de vous faire conseiller, car les conséquences possibles dépassent l’amende.
Enfin, pensez à l’impact global. Une suspension ou une annulation du permis peut avoir un effet direct sur le travail et la vie quotidienne.
Ce que cette réforme change sur les routes en 2026
Ce durcissement marque une tendance : les infractions jugées “agressives” basculent vers une réponse plus pénale. Service-public résume bien l’idée : ce qui était une contravention de classe 5 devient un délit, avec des sanctions plus lourdes. Le ministère de l’Intérieur parle, lui, d’un message clair contre la violence routière.
Ainsi, si vous deviez retenir une seule chose, c’est celle-ci : à +50 km/h, vous ne jouez plus une simple amende. Vous entrez dans le champ du délit, avec des risques qui peuvent aller jusqu’au tribunal, au permis, au véhicule, et au casier.