Blocus des lycées : plus de 5 000 gardes à vue depuis le début du mouvement

Le mouvement lycéen prend une nouvelle ampleur judiciaire. Depuis le début des violences en marge des blocus, 5 060 personnes ont été placées en garde à vue, dont 4 406 mineurs. Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation se déroule ce mardi 6 octobre, le bilan continue de s’alourdir.

© Plus de 5 000 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début des violences en marge du mouvement lycéen.

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5 060 gardes à vue depuis le début des violences

Le chiffre a été communiqué lundi par le ministère de la Justice. Depuis le début des violences liées au mouvement lycéen, 5 060 personnes ont été placées en garde à vue en France.

4 406 mineurs parmi les personnes placées en garde à vue

La très grande majorité des personnes concernées sont mineures. Elles représentent 87 % des gardes à vue, soit 4 406 adolescents. Les majeurs représentent 13 % des procédures, avec 654 personnes concernées.

Ce bilan concerne les faits commis en marge du mouvement et ne signifie donc pas que toutes les personnes interpellées participaient à des violences. Les gardes à vue regroupent des situations et des infractions différentes, qui doivent ensuite être examinées par la justice.

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Un chiffre communiqué après plusieurs jours de tensions

Ces procédures interviennent après plusieurs jours de blocages, de dégradations et d’affrontements dans différentes villes françaises.

Le mouvement a notamment donné lieu à des incendies, des jets de projectiles et des violences contre les forces de l’ordre et certains personnels de l’Éducation nationale. Le gouvernement a parallèlement appelé les lycéens à poursuivre leurs revendications dans un cadre pacifique.

1 802 personnes font désormais l’objet de poursuites

Le nombre de gardes à vue ne correspond pas au nombre de personnes poursuivies. Le ministère de la Justice indique que 1 802 personnes font actuellement l’objet de poursuites pénales.

1 483 mineurs poursuivis par la justice

Parmi ces personnes, 1 483 sont mineures. Cela représente environ un tiers des mineurs placés en garde à vue depuis le début des violences.

Chez les majeurs, 319 personnes font l’objet de poursuites, soit près de la moitié des adultes placés en garde à vue.

Des procédures qui ne débouchent pas toutes sur un procès

Le bilan judiciaire montre également que toutes les gardes à vue ne donnent pas lieu à des poursuites.

1 376 mesures alternatives aux poursuites ont déjà été mises en œuvre. Elles concernent notamment des avertissements pénaux probatoires, des mesures de réparation, des interdictions de paraître ou encore des travaux non rémunérés.

Par ailleurs, 790 procédures ont été classées sans suite.

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14 personnes placées en détention provisoire

La réponse judiciaire ne se limite pas aux poursuites. Le ministère indique que 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés depuis le début des violences.

Dix majeurs et quatre mineurs concernés

Sur ces 14 placements, dix concernent des majeurs et quatre des mineurs. Ces chiffres restent donc très inférieurs au nombre total de gardes à vue.

La détention provisoire intervient dans un cadre judiciaire différent. Elle ne constitue pas une condamnation et concerne des personnes qui restent présumées innocentes dans l’attente de la suite de leur procédure.

La justice accélère le traitement des dossiers

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a demandé aux procureurs généraux de privilégier, lorsque cela est possible, des procédures permettant une réponse pénale rapide. Le ministère indique également vouloir engager la responsabilité civile des parents lorsque des mineurs sont impliqués.

Le mouvement se poursuit ce mardi 6 octobre

Le bilan judiciaire intervient alors que les lycéens sont de nouveau mobilisés partout en France ce mardi.

Plus de 200 lycées fermés ou en distanciel en Île-de-France

La mobilisation reste particulièrement visible dans la région parisienne. Plus de 200 lycées doivent être fermés ou fonctionner à distance ce mardi en Île-de-France. Les autorités ont également pris plusieurs arrêtés pour interdire les rassemblements devant certains établissements.

À Paris, 39 établissements sont concernés par des interdictions de rassemblement devant leurs abords, selon les informations publiées ce mardi matin.

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Les étudiants et les enseignants rejoignent également la mobilisation

Le mouvement ne concerne désormais plus uniquement les lycéens. Des étudiants, des enseignants et des parents d’élèves participent également à certaines mobilisations.

À Marseille, plusieurs de ces catégories se sont notamment retrouvées ce mardi matin avant une manifestation dans le centre-ville. L’ensemble des sites d’Aix-Marseille Université a également été fermé pour la journée.

Un bilan judiciaire encore susceptible d’évoluer

Le chiffre de 5 060 gardes à vue constitue un bilan arrêté par le ministère de la Justice au 5 octobre. Il pourrait donc évoluer avec les nouvelles mobilisations et les éventuels incidents de ce mardi.

Les autorités surveillent les nouveaux rassemblements

La journée du 6 octobre intervient après plusieurs épisodes de violences. Le gouvernement demande désormais que les revendications soient portées dans un cadre pacifique, tandis que les forces de l’ordre restent fortement mobilisées autour de certains établissements.

Les 5 060 gardes à vue ne signifient pas 5 060 condamnations

Le chiffre doit enfin être lu avec prudence. Une garde à vue constitue une mesure d’enquête et ne signifie pas qu’une personne sera poursuivie ou condamnée.

À ce stade, 5 060 personnes ont été placées en garde à vue, 1 802 font l’objet de poursuites et 14 ont été placées en détention provisoire. Ce bilan permet donc de mesurer l’ampleur de la réponse judiciaire, sans préjuger de l’issue des différentes procédures.

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