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Le nom du dossier vient d’une loge maçonnique de Puteaux, dans les Hauts-de-Seine. Les enquêteurs soupçonnent ce cercle d’avoir servi de point de contact entre plusieurs hommes accusés d’avoir monté une véritable officine criminelle. Plusieurs médias décrivent un dossier mêlant francs-maçons, anciens militaires, policiers, agents de sécurité et tueurs à gages.
Un procès qui ressemble à une affaire de barbouzes
Ce qui frappe d’abord, c’est le profil des accusés. TF1 Info évoque des hommes persuadés de pouvoir agir au nom d’une forme de raison d’État. Dans le dossier, les enquêteurs disent avoir retrouvé des filatures, des intimidations, des agressions et des projets de meurtre.
Le Monde décrit aussi une série de “barbouzeries” violentes. L’affaire aurait pris une autre ampleur après l’interpellation de deux hommes près du domicile d’une cheffe d’entreprise, Marie-Hélène Dini, visée selon l’enquête par un projet d’homicide en 2020. C’est à partir de là que les policiers auraient commencé à remonter tout le réseau présumé.
Pourquoi l’affaire attire autant l’attention
Ce procès sort du cadre du fait divers classique. D’abord par son volume. Vingt-deux accusés doivent être jugés pendant plus de trois mois. Ensuite par sa matière. Le dossier mêle franc-maçonnerie, violence organisée, réseaux d’influence et profils liés au monde de la sécurité.
L’enjeu, désormais, est clair. La cour devra déterminer si Athanor cachait une vraie structure criminelle organisée, ou si chaque accusé répond de faits plus isolés. À ce stade, ils sont jugés, pas condamnés. C’est justement ce procès-fleuve qui doit permettre d’établir le rôle exact de chacun.