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Le point important, c’est qu’il ne s’agit pas d’un tarif officiel imposé à tous. La CRE rappelle que son prix repère a un caractère indicatif et sert surtout de boussole pour comparer les offres, les fournisseurs restant libres de construire leurs contrats.
Ce que dit vraiment la CRE sur le prix du gaz
La CRE publie chaque mois un prix repère pour le mois suivant. Sur sa page actualisée le 17 mars, elle ne donne pour l’instant que la grille d’avril 2026. Elle précise aussi que les coûts hors approvisionnement évoluent notamment au 1er avril pour le transport et le stockage, puis au 1er juillet pour la distribution.
Autrement dit, parler dès maintenant d’une hausse de 20 % en mai demande de la prudence. À la date actuelle, la CRE n’a pas encore publié de grille officielle pour mai sur la page consultée.
Pourquoi les factures restent sous tension
Même sans hausse confirmée de 20 % en mai, la pression sur les factures existe déjà. Le prix repère de la CRE intègre à la fois le coût du gaz sur le marché de gros et des coûts annexes comme l’acheminement, le stockage, les coûts commerciaux et la rémunération du fournisseur.
Cela explique pourquoi la facture peut rester élevée même quand le marché de gros se détend partiellement. La méthodologie de la CRE prévoit en effet des mises à jour régulières de plusieurs briques de coût, pas seulement du prix d’achat du gaz.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
Le vrai rendez-vous sera la prochaine publication mensuelle de la CRE. C’est elle qui permettra de voir si le prix repère du gaz progresse fortement en mai, ou si la hausse de 20 % relève surtout d’anticipations ou d’interprétations trop rapides.
Pour les ménages, la consigne reste la même : regarder l’évolution du prix repère, mais aussi comparer les offres réelles des fournisseurs. La CRE insiste elle-même sur ce point, en rappelant que son indicateur n’est pas un tarif unique appliqué à tous les contrats.