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Le point le plus important, c’est que l’appareil n’était pas visé. EasyJet a indiqué qu’aucun projectile n’avait touché l’avion et que la sécurité des passagers n’avait jamais été compromise. Le pilote a appliqué une procédure classique de précaution en interrompant son approche avant d’atterrir normalement un peu plus tard.
Une scène au sol qui a perturbé l’approche finale
L’incident s’est produit vers 17h40, au moment où l’avion arrivait en phase d’atterrissage. Le commandant de bord a aperçu des fumées et des explosions au sol, très près de la trajectoire d’approche. Il a aussitôt repris de l’altitude pour éloigner l’appareil de la zone. D’après Le Parisien, la piste 3 a ensuite été fermée pendant près d’1h30.
Cette séquence a surtout rappelé à quel point l’environnement d’un aéroport reste sensible. Même sans impact direct sur un avion, des tirs d’artifice ou de mortiers au mauvais endroit suffisent à perturber une manœuvre et à déclencher une réponse immédiate du pilote. TF1 souligne d’ailleurs qu’en cas de doute, la remise de gaz reste la règle.
Une enquête ouverte après l’incident
Le parquet de Créteil a ouvert une enquête pour entrave à la navigation aérienne. Les premiers éléments rapportés par Le Parisien et TF1 indiquent qu’il s’agissait d’un cortège de mariage localisé non loin de l’aéroport, et non d’une action dirigée contre l’avion ou contre Orly lui-même.
À ce stade, l’affaire tient donc à une même réalité : un événement festif au sol a provoqué une perturbation très concrète dans l’une des zones les plus sensibles du trafic aérien francilien. L’avion a pu se poser ensuite sans incident, mais la scène a suffi à faire basculer un simple cortège de mariage dans le champ judiciaire.