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Une affaire qui se poursuit à Dubaï
Océane El Himer et Léa Mary ont été interpellées le 22 septembre 2026 à Dubaï, avec un troisième ressortissant français connu sous le pseudonyme d’Amirrlife. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a confirmé avoir été informé de l’arrestation de trois Français dans l’émirat.
Les trois personnes sont soupçonnées de faits liés à la détention et à la consommation de stupéfiants. Les autorités françaises suivent le dossier par l’intermédiaire du consulat général de France à Dubaï.
Pour les deux influenceuses, la situation est particulièrement sensible en raison de la législation locale. Les Émirats arabes unis appliquent des règles très strictes concernant les stupéfiants, y compris pour de petites quantités.
Aucune condamnation définitive confirmée
Plusieurs informations ont circulé sur les réseaux sociaux depuis le début de l’affaire. Certaines évoquent notamment la découverte de cocaïne et d’ecstasy et des analyses toxicologiques positives.
Ces éléments ont été rapportés par plusieurs médias, mais les autorités émiriennes n’ont pas publiquement détaillé les quantités éventuellement saisies ni le rôle précis de chacune des personnes interpellées.
Une garde à vue ou une procédure judiciaire ne constitue pas une condamnation. Les deux influenceuses restent donc présumées innocentes tant qu’une décision de justice définitive n’a pas établi leur responsabilité.
Une législation particulièrement sévère
La situation est d’autant plus compliquée que le droit émirien prévoit des sanctions lourdes pour les infractions liées aux stupéfiants.
Le ministère français des Affaires étrangères indique que l’importation, la consommation, la production et la détention de stupéfiants sont interdites aux Émirats arabes unis. La consommation ou la détention peut entraîner au minimum deux ans de prison, avec des peines pouvant atteindre quinze ans dans certaines circonstances aggravantes ou en cas de récidive.
La réglementation locale peut également prendre en compte la présence de traces de stupéfiants dans le sang ou les urines. Cette particularité rend les procédures liées aux drogues particulièrement sensibles pour les ressortissants étrangers.
Une garde à vue qui peut durer plusieurs jours
La procédure émirienne prévoit également des délais différents de ceux auxquels les Français sont habitués.
Selon les informations du ministère français des Affaires étrangères reprises par la presse, une garde à vue dans une affaire de stupéfiants dure au minimum 48 heures et peut être prolongée jusqu’à quinze jours. Une personne peut ensuite être présentée à la justice émirienne.
En cas d’ouverture d’une procédure judiciaire, les autorités peuvent également conserver le passeport et empêcher la personne concernée de quitter le territoire dans l’attente d’une décision.
La France suit le dossier
Le consulat français à Dubaï est mobilisé depuis l’annonce de l’arrestation.
Cette assistance reste toutefois limitée par les règles de souveraineté. Les services consulaires peuvent notamment suivre les conditions de détention, maintenir un contact avec les ressortissants français et fournir des informations sur les possibilités de défense. Ils ne peuvent pas se substituer à la justice émirienne ni imposer leur propre décision aux autorités locales.
Pour Océane El Himer et Léa Mary, la suite dépend donc désormais de la procédure menée aux Émirats arabes unis.
Une éventuelle peine changerait complètement la situation
Si une juridiction émirienne venait à prononcer une peine de prison, les deux Françaises pourraient devoir rester aux Émirats pendant l’exécution de cette décision.
La presse a évoqué la possibilité d’une peine comprise entre deux et cinq ans, mais cette fourchette ne constitue pas une peine prononcée par un tribunal. Elle correspond aux risques évoqués dans les premiers récits médiatiques sur l’affaire.
De même, aucune source fiable consultée ne confirme à ce jour qu’une demande de grâce aurait été officiellement déposée puis refusée.
Les prochaines décisions seront déterminantes
L’affaire est donc encore susceptible d’évoluer. Une présentation devant la justice émirienne, une éventuelle mise en accusation puis un jugement permettraient de connaître précisément les faits retenus contre Océane El Himer et Léa Mary.
Pour l’heure, il n’est pas établi qu’elles doivent purger une peine à Dubaï. Leur arrestation et les soupçons qui les visent sont confirmés, mais une condamnation et un éventuel refus de grâce nécessitent une confirmation officielle.
Le dossier reste suivi par les autorités françaises, tandis que la procédure émirienne doit désormais déterminer les suites judiciaires réservées aux trois ressortissants français.