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Une expertise psychiatrique bloque la procédure
Selon des documents judiciaires déposés début avril, une évaluation menée dans un établissement psychiatrique public a conclu fin décembre 2025 que le suspect était “incapable de procéder”. En clair, la justice estime qu’il ne comprend pas suffisamment la procédure ou qu’il ne peut pas participer correctement à sa défense. Son avocat a demandé un report de 180 jours, une demande que le parquet n’a pas contestée.
Le dossier doit désormais attendre soit une validation formelle du juge, soit une éventuelle amélioration de l’état mental de l’accusé. Tant que cette capacité n’est pas considérée comme rétablie, la procédure reste gelée.
Une affaire déjà explosive à Charlotte
L’affaire avait provoqué un choc bien au-delà de la Caroline du Nord. Iryna Zarutska, âgée de 23 ans, avait fui la guerre en Ukraine avant d’être tuée lors d’une attaque soudaine dans le réseau de transport de Charlotte. Decarlos Brown Jr. fait face à des poursuites au niveau local pour meurtre, mais aussi à une procédure fédérale pour violence mortelle dans un système de transport public. Les procureurs ont aussi envisagé la peine de mort dans ce dossier.
Le passé du suspect relance le débat sur la prise en charge psychiatrique
Le report du procès réactive aussi une autre question : comment un homme avec un lourd passif judiciaire et psychiatrique a-t-il pu rester dans les radars sans être stoppé plus tôt ? Plusieurs médias américains rappellent que le suspect présentait des antécédents de troubles mentaux et un historique pénal déjà fourni avant le drame. L’affaire avait d’ailleurs déjà relancé le débat sur les failles du suivi psychiatrique et du système pénal local.
Un procès repoussé, pas annulé
À ce stade, le procès n’est donc pas annulé, mais repoussé. La suite dépendra de l’état mental du suspect, de sa capacité éventuelle à comparaître, et du calendrier judiciaire, déjà compliqué par le fait qu’il se trouve aussi sous garde fédérale. Cette décision risque néanmoins d’attiser encore la colère autour d’un dossier devenu, aux États-Unis, un symbole à la fois de la violence gratuite et des failles du traitement judiciaire de la maladie mentale.