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Le point le plus important de la journée concerne justement le Proche-Orient. La France et le Japon ont affiché une ligne commune sur la nécessité d’un cessez-le-feu, sur la réouverture du détroit d’Ormuz et sur la protection de la stabilité commerciale mondiale. Reuters indique aussi que Paris et Tokyo veulent mieux se coordonner face au choc énergétique provoqué par la crise.
Une visite très politique à Tokyo
Macron a participé à une cérémonie d’accueil officielle, puis à des échanges bilatéraux avec Sanae Takaichi. L’Élysée précise qu’il a aussi accordé une interview à la chaîne publique japonaise NHK pendant cette deuxième journée de visite.
Mais cette visite ne se limite pas au dossier iranien. Paris et Tokyo ont aussi avancé sur plusieurs sujets de long terme : défense, Indo-Pacifique, intelligence artificielle, nucléaire civil, espace et minerais critiques. Une déclaration conjointe publiée par l’Élysée évoque notamment des projets communs pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement en terres rares et approfondir le partenariat d’exception entre la France et le Japon.
Défense, Indo-Pacifique et coopération stratégique
La dimension géopolitique de ce déplacement est centrale. AP rapporte que les deux pays veulent aussi renforcer leur coopération militaire dans l’Indo-Pacifique, avec une feuille de route visant à intensifier les exercices conjoints. Le déplacement s’inscrit plus largement dans la stratégie française de rapprochement avec des puissances asiatiques alliées, alors que la région fait face à une pression croissante de la Chine et à l’incertitude créée par le conflit au Moyen-Orient.
Autrement dit, Macron ne vient pas seulement “voir le Japon”. Il cherche aussi à consolider un axe diplomatique, industriel et sécuritaire avec Tokyo, avant de poursuivre sa tournée en Corée du Sud. L’Élysée confirme d’ailleurs que ce déplacement en Asie du Nord-Est se poursuit ensuite à Séoul les 2 et 3 avril.
Ce qu’il faut retenir
En ce moment, Emmanuel Macron fait donc trois choses au Japon : il coordonne la réponse diplomatique avec Tokyo sur la crise au Moyen-Orient, il renforce la coopération franco-japonaise en matière de défense et d’énergie, et il cherche à ancrer davantage la France dans les équilibres stratégiques de l’Indo-Pacifique. C’est cette triple lecture qui résume le mieux sa visite actuelle.