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Des déclarations qui déclenchent l’alerte
Dans cet épisode, Le Raptor affirme que « le monde souffre d’une épidémie d’homosexualité ». Il explique ensuite vouloir « guérir » ce phénomène. De plus, il lance : « Je ne veux pas m’encombrer de pédales à ma table. » Ces phrases choquent. Elles sont perçues comme homophobes, injurieuses ou discriminatoires. Par conséquent, une saisine a été déposée auprès de l’Arcom. Ainsi, pour la première fois, un podcast fait l’objet d’une telle procédure en France.
L’Arcom cible les plateformes d’hébergement
Cependant, l’autorité ne s’attaque pas directement à l’auteur. Elle examine les plateformes qui diffusent le contenu. Spotify, Deezer et les autres tombent sous le Digital Services Act (DSA) européen. Ce règlement oblige à lutter contre les contenus haineux. En outre, elles doivent modérer rapidement. Si elles manquent à leurs obligations, elles risquent un rappel à l’ordre. Ou des sanctions financières lourdes. L’instruction durera plusieurs semaines.
Le Raptor dénonce une tentative de censure
Sur son site leraptor.fr, Ismaïl Ouslimani réagit vivement. Il accuse Le Monde d’orchestrer la censure. Il écrit : « Je vais leur expliquer ce qu’est l’humour. » Son podcast est gratuit depuis quatre ans. Il le présente comme du second degré. Par ailleurs, il dénonce un timing politique. Les élections présidentielles de 2027 approchent. Il continue de publier normalement.
Un parcours marqué par les controverses
Le Raptor est actif depuis 2015. Né en 1993 à Orsay, Ismaïl Ouslimani a débuté dans la « fachosphère ». Il produit des vidéos virilistes, antiféministes et masculinistes. Il touche aussi au complotisme et au climatoscepticisme. En 2023, sa chaîne YouTube atteint 700 000 abonnés. Une vidéo est alors restreinte. Il migre vers le podcast. En 2024, il revient sur YouTube avec une longue critique du « scam climatique ». Celle-ci cumule des centaines de milliers de vues. Son podcast « 10 000 Pas » cartonne. Il figure souvent dans le top 50 des podcasts les plus écoutés sur Spotify en France. Il le décrit comme « le plus réel et drôle du game » pour marcher 10 000 pas par jour.
Des antécédents judiciaires et médiatiques
Le Raptor a déjà été condamné. Par exemple, Blast a gagné contre lui en 2025. Il réclamait 10 000 euros pour une vidéo. La justice a rejeté sa plainte. De plus, des médias comme Le Monde, Le Figaro et Télérama décryptent ses contenus. Ils soulignent un discours d’extrême droite. Malgré cela, son audience reste forte. Il attire un public jeune et masculin.
Un test pour la régulation des podcasts audio
Cette affaire marque un tournant. Jusqu’ici, les podcasts audio échappent souvent aux règles strictes. Le DSA change la donne. Il impose une responsabilité accrue aux plateformes. Toutefois, la liberté d’expression reste protégée. L’Arcom doit équilibrer les deux. Une décision pourrait imposer plus de vigilance. Ou au contraire, confirmer un vide juridique. Enfin, des débats enflamment les réseaux. Certains y voient une censure. D’autres applaudissent une régulation tardive contre la haine en ligne.
Revolution Magazine suit cette instruction de près. Elle pourrait redéfinir les limites du podcast en France.