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- Pourquoi l’herbe de la pampa pose problème
- L’herbe de la pampa est officiellement listée (texte de référence)
- Ce que la loi interdit en France métropolitaine
- Quelles amendes risque-t-on ?
- Cas particulier : professionnels et anciens stocks commerciaux
- Est-ce qu’on doit arracher la pampa si on en a déjà ?
- Les bons réflexes si vous en avez chez vous (pour limiter la dissémination)
Pourquoi l’herbe de la pampa pose problème
Les autorités classent l’herbe de la pampa comme espèce exotique envahissante (EEE). En clair, la plante se propage vite, colonise des milieux naturels et met sous pression la biodiversité. L’OFB résume l’objectif : limiter la propagation en évitant la diffusion et en mettant en place des actions de contrôle/élimination.
L’herbe de la pampa est officiellement listée (texte de référence)
Un arrêté du 2 mars 2023 met à jour la liste nationale et ajoute explicitement Cortaderia selloana : “Herbe de Pampa” dans l’annexe dédiée.
Ce que la loi interdit en France métropolitaine
Le cadre principal s’appuie sur l’arrêté du 14 février 2018 (modifié) qui fixe les interdictions pour les espèces végétales listées en annexe.
Concrètement, le texte interdit notamment, sur tout le territoire métropolitain et “en tout temps” :
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détenir des spécimens vivants,
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transporter,
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utiliser, échanger,
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mettre en vente, vendre ou acheter.
“Spécimen vivant” vise la plante vivante (plants, mottes, etc.). Pour la déco, le risque dépend surtout de la présence de graines/parties reproductibles : si ça peut se disséminer, mieux vaut éviter.
Quelles amendes risque-t-on ?
Côté sanctions, le Code de l’environnement prévoit des peines lourdes dans certains cas : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende (plafonds) pour des infractions liées à des interdictions environnementales, selon l’article L.415-3 (version en vigueur indiquée sur Légifrance).
Ces montants correspondent au maximum légal : en pratique, la réponse dépend du contexte (vente organisée, récidive, volume, intention, etc.).
Cas particulier : professionnels et anciens stocks commerciaux
Le texte prévoit un régime transitoire pour certains stocks commerciaux d’espèces listées (dont l’annexe I-5) : il fallait notamment que le stock soit détenu avant une date donnée et qu’une déclaration en préfecture ait été faite dans les délais, puis que le stock soit transféré à des établissements autorisés ou éliminé.
Est-ce qu’on doit arracher la pampa si on en a déjà ?
Sur le terrain, c’est souvent la question la plus concrète. Une fiche de référence rappelle que la réglementation interdit plusieurs activités (détenir, transporter, planter, vendre/acheter), mais qu’elle n’impose pas forcément une obligation nationale de lutte “dans tous les cas” — ce point peut varier selon les arrêtés locaux et les actions des collectivités.
Les bons réflexes si vous en avez chez vous (pour limiter la dissémination)
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D’abord, évitez de laisser monter les plumeaux à graines : c’est là que la plante se propage le plus.
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Ensuite, emballez les parties coupées (sacs fermés), sans les secouer.
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Enfin, suivez les consignes locales (déchetterie/collecte déchets verts) : certaines communes demandent un circuit spécifique