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En clair, ce que Durov dénonce, c’est une véritable brèche dans la protection des données.
Ce qu’il s’est passé
Dans un message publié sur X, Pavel Durov explique que 41 enlèvements de détenteurs de cryptos ont déjà été recensés en seulement 3,5 mois cette année en France.
Il pointe directement du doigt des agents du fisc qui auraient vendu des informations confidentielles : noms, adresses, montants détenus en bitcoin, ethereum ou autres cryptomonnaies. Ces données proviendraient des déclarations fiscales obligatoires.
Concrètement, les criminels disposeraient désormais de « listes de cibles » précises et ultra-documentées. Ce qui rend les attaques beaucoup plus simples et efficaces.
Un problème plus large que l’on voit venir
Ce que ça veut dire, c’est que plus l’État collecte de données sur nos actifs numériques, plus nous devenons vulnérables. Durov résume cela en une formule choc : « More data = More victims » (Plus de données = Plus de victimes).
En effet, depuis que la France impose des déclarations détaillées sur les cryptomonnaies, de nombreuses failles ont déjà été révélées. L’affaire de l’agente fiscale Ghalia C., mise en cause en 2025 pour avoir vendu des données, n’était visiblement que la partie visible de l’iceberg.
Ce que l’on sait aujourd’hui
Pour l’instant, le gouvernement français n’a pas encore réagi officiellement aux accusations de Durov. Pourtant, plusieurs enquêtes judiciaires sont en cours sur des fuites de données fiscales.
De leur côté, les forces de l’ordre constatent une évolution claire : les enlèvements sont mieux préparés, plus violents et visent spécifiquement des personnes dont le patrimoine crypto est connu.
Ce que ça change pour les détenteurs de cryptos
À terme, cette affaire risque de faire très mal à la confiance des Français dans les cryptomonnaies. Beaucoup vont probablement renforcer leur sécurité (portefeuilles froids, anonymisation, etc.), mais le mal est déjà fait.
Ce scandale pose aussi une question plus large : jusqu’où l’État peut-il collecter des données sans mettre en danger ses propres citoyens ?