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EN BREF — Naps libéré vendredi 6 mars contrôle judiciaire sans caution. Condamné 19 février 7 ans prison viol femme sommeil hôtel Paris 1er octobre 2021. Cour appel autorise sortie après appel. Avocats : « présumé innocent », « logique ». Isolement Fresnes depuis 19 février. Mise examen Var août 2024 autres viols agressions. Nie tous faits.
Remise en liberté vendredi après décision de la cour d’appel
Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, a comparu vendredi 6 mars en visioconférence depuis la prison de Fresnes devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. En effet, le rappeur marseillais de 40 ans demandait sa remise en liberté en attendant son procès en appel. Ainsi, à l’issue de l’audience, la juridiction a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire sans caution.
Par ailleurs, ses avocats Nabil Boudi, Orane Quenot et Marceau Perdereau ont commenté : « Cette remise en liberté apparaît logique dès lors que l’artiste a interjeté appel. » De plus, ils rappellent : « À ce stade de la procédure, Naps demeure présumé innocent et reste déterminé à démontrer toute son innocence dans cette affaire. »
Sept ans de prison pour un viol en 2021
Le 19 février 2026, la cour criminelle de Paris avait condamné Naps à sept ans de réclusion criminelle. En effet, il a été reconnu coupable d’avoir violé une jeune femme de 20 ans durant son sommeil le 1er octobre 2021 dans une chambre d’hôtel parisienne.
Dans ses motivations, la cour avait fait valoir « l’absence de consentement ». Par ailleurs, elle avait souligné que la plaignante avait « de façon constante » dit qu' »elle dormait » et que « la douleur de la pénétration l’avait réveillée ». Néanmoins, pendant tout son procès, Naps a nié avec force avoir violé la jeune femme.
« J’ai toujours respecté mon contrôle judiciaire »
Lors de son audience en visioconférence vendredi, Naps s’est engagé. En effet, il a déclaré : « J’ai toujours respecté mon contrôle judiciaire. Je vais en faire de même si vous me l’accordez. » De plus, le rappeur a fait valoir qu’il présentait des garanties suffisantes de représentation.
Par ailleurs, placé à l’isolement depuis son arrivée à la prison de Fresnes le 19 février, Naps avait évoqué une situation personnelle difficile. Ainsi, seuls ses avocats lui avaient rendu visite. En effet, sa compagne et son fils vivent loin de Paris, ce qui compliquait les visites familiales.
D’autres affaires judiciaires en cours
Au-delà de ce dossier parisien, Naps doit affronter d’autres procédures. En effet, en août 2024, il a été mis en examen dans le Var pour viols et agressions sexuelles. Par ailleurs, ces accusations font suite aux plaintes de trois jeunes femmes. Néanmoins, le rappeur conteste également ces faits.
De plus, la partie civile du dossier parisien n’a pas souhaité commenter la remise en liberté. Ainsi, l’avocat de la plaignante, Me Jean-Baptiste Boué Diacquenod, s’en tient aux propos tenus après le verdict du 19 février. À ce moment-là, il avait déclaré : « Elle a été entendue, crue et reconnue. »
Un procès en appel à venir
La condamnation prononcée en février n’est donc pas remise en cause par cette libération. En effet, Naps devra comparaître à nouveau lors de son procès en appel. Par ailleurs, la date n’a pas encore été fixée.
De plus, auteur du tube « La Kiffance » avec plus de trois millions d’abonnés sur YouTube, l’artiste marseillais conserve sa notoriété malgré ses démêlés judiciaires. Ainsi, son agenda judiciaire s’annonce chargé dans les mois à venir.