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- Les faits : une soirée festive qui vire au cauchemar
- Le procès : quatre jours d’audience intenses et une plaignante crédible
- Le verdict choc : sept ans ferme et incarcération sur-le-champ
- Réactions sur les réseaux : stupeur, débats et division
- Contexte : de « La Kiffance » à une seconde affaire en cours
Les faits : une soirée festive qui vire au cauchemar
Tout commence le 1er octobre 2021. Naps célèbre alors le succès massif de son tube « La Kiffance ». Il invite plusieurs jeunes femmes à prolonger la fête dans sa chambre d’hôtel parisienne. Parmi elles, une jeune femme de 24 ans (prénom modifié en Emma ou Fanny selon les sources). Après une consommation importante d’alcool, de cannabis et de protoxyde d’azote, elle s’endort profondément.
Cependant, selon la version retenue par la cour, Naps la pénètre pendant son sommeil. Réveillée par une douleur vive, la victime alerte immédiatement une amie par message. De plus, les expertises médicales confirment des lésions compatibles avec un viol par surprise. Enfin, les enquêteurs retrouvent l’ADN de Naps sur ses sous-vêtements.
Le procès : quatre jours d’audience intenses et une plaignante crédible
Du 16 au 19 février 2026, la cour criminelle départementale de Paris examine l’affaire. La plaignante maintient un récit clair, constant et spontané. Elle décrit sa terreur : « Je suis tétanisée, aucun son ne sort de ma bouche. » Par ailleurs, les magistrats soulignent cette cohérence remarquable.
L’avocate générale Sarah Cadeillan requiert sept ans ferme. Elle accuse Naps de penser que « toute jeune femme consent automatiquement à un rapport avec lui ». Toutefois, Naps craque à la barre : il pleure et répète « Je n’ai jamais voulu violer personne ». Ses avocats plaident le doute raisonnable et contestent certains témoignages. Pourtant, la cour rejette ces arguments.
Le verdict choc : sept ans ferme et incarcération sur-le-champ
À l’énoncé du délibéré, la cour déclare Naps coupable de viol. Elle prononce sept ans de réclusion criminelle ferme, assortis d’un mandat de dépôt à exécution immédiate. En outre, les juges inscrivent l’artiste au FIJAIS (fichier des auteurs d’infractions sexuelles). Naps serre longuement son épouse avant que les gendarmes ne l’emmènent. Il demande à intégrer le quartier des personnes vulnérables à la prison de la Santé.
Son avocat Me Nabil Boudi annonce aussitôt l’appel : « Cette décision paraît incompréhensible et trop sévère. Mon client ne la comprend pas. »
Réactions sur les réseaux : stupeur, débats et division
La nouvelle explose sur X (ex-Twitter). Les posts fusent depuis hier soir :
- Le compte @tvlofficiel relaie : « Le rappeur Naps […] a été condamné à sept ans de prison pour viol. […] Il entend faire appel de la décision. »
- @ledecryptage_fr tweete : « Le rappeur marseillais Naps a été condamné à une peine de 7 ans de prison ferme pour des faits de viol. »
- Des internautes expriment du soutien à la victime ou rappellent #MeToo dans le rap. Par exemple, certains posts soulignent la force de la plaignante.
- D’autres regrettent la chute d’un symbole marseillais ou débattent de la sévérité.
Ainsi, l’affaire divise : choc chez les fans de rap festif, satisfaction chez les défenseurs des victimes, interrogations sur les dérives des afters.
Contexte : de « La Kiffance » à une seconde affaire en cours
Naps incarnait le rap populaire et ensoleillé de Marseille. Son hit de 2021 dépasse les 200 millions de streams. Cependant, cette condamnation marque une chute brutale. De plus, une seconde procédure pèse sur lui : depuis juillet 2024, il fait l’objet d’une mise en examen à Toulon pour deux viols et trois agressions sexuelles sur trois autres jeunes femmes. Les faits ? Des situations similaires (soirées arrosées, pénétrations pendant le sommeil). L’instruction suit son cours.
Enfin, Revolution Magazine continuera de suivre les suites judiciaires, l’appel et l’impact dans la scène rap française.