Consulter Masquer le sommaire
- Un point essentiel : un test salivaire ne “voit” pas le CBD, il “voit” le THC
- La durée dans la salive : on parle surtout du THC, pas du CBD
- Pourquoi la durée varie autant d’une personne à l’autre
- Le type de produit CBD change tout
- La fréquence d’usage compte plus que la “dose du jour”
- La voie de consommation influence la salive
- Votre corps fait le reste
- Le cas qui surprend : “je ne prends que du CBD” et pourtant je suis positif
- Ce que vous devez retenir si vous conduisez
- Les bons réflexes côté sécurité
- À retenir
Un point essentiel : un test salivaire ne “voit” pas le CBD, il “voit” le THC
Le test routier utilisé en France réagit à la présence de delta-9-THC. Donc, si vous consommez un produit au CBD qui contient du THC (même à faible dose), vous pouvez ressortir positif.
Par ailleurs, l’État rappelle que des traces de THC présentes dans des produits au CBD peuvent passer dans le sang ou la salive. Autrement dit, “CBD légal” ne veut pas dire “zéro risque au dépistage”.
La durée dans la salive : on parle surtout du THC, pas du CBD
Pour la salive, les durées de positivité varient beaucoup selon le profil. Un tableau de référence utilisé en addictologie indique, pour le cannabis (THC), une positivité en salive d’environ 6 à 8 heures pour un usage occasionnel. En usage intensif et quotidien, la positivité peut durer jusqu’à 24 heures, et parfois plus longtemps chez certains consommateurs chroniques.
Il faut aussi comprendre le seuil. En France, l’arrêté qui encadre le dépistage routier fixe un seuil minimal de détection du THC à 15 ng/ml de salive pour les tests salivaires. Donc, selon la quantité de THC réellement ingérée, on franchit ce seuil plus ou moins longtemps.
Pourquoi la durée varie autant d’une personne à l’autre
Vous ne trouverez pas une durée “magique” qui marche pour tout le monde. La durée dépend d’un mélange de facteurs. Et c’est justement ce qui rend le sujet piégeux.
Le type de produit CBD change tout
Le risque n’est pas le même selon ce que vous consommez. Un produit broad spectrum annoncé “sans THC” n’expose pas comme un produit full spectrum qui peut contenir des traces. Ensuite, les fleurs ou résines “CBD” à fumer posent souvent plus de questions, parce qu’elles peuvent contenir du THC dans la limite autorisée, et parce que l’inhalation laisse aussi des résidus dans la bouche.
La fréquence d’usage compte plus que la “dose du jour”
Si vous consommez rarement, le THC franchit moins souvent le seuil, et moins longtemps. En revanche, si vous consommez régulièrement, vous augmentez le risque de positivité, parce que le THC peut s’accumuler et rester détectable plus longtemps.
La voie de consommation influence la salive
Quand vous fumez ou vapotez, le THC peut “marquer” la cavité buccale. Donc, la salive peut devenir positive plus facilement, même avant que le corps ait tout métabolisé. À l’inverse, une huile avalée agit autrement, même si elle peut aussi exposer si elle contient du THC.
Votre corps fait le reste
Le métabolisme, l’hydratation, la production de salive, ou encore l’état général influencent la vitesse à laquelle l’organisme élimine. C’est pour cela que deux personnes qui prennent “la même chose” n’auront pas la même fenêtre de positivité.
Le cas qui surprend : “je ne prends que du CBD” et pourtant je suis positif
Ce scénario arrive surtout pour deux raisons. D’abord, le produit contient plus de THC que prévu, ou il reste mal contrôlé. Ensuite, vous utilisez un produit autorisé, mais il laisse quand même des traces de THC suffisantes pour dépasser le seuil du test. Le site de Drogues Info Service l’explique clairement : si le test réagit, c’est parce que le produit au CBD consommé contenait du THC.
L’Assurance Maladie rappelle aussi ce point côté conduite : un dépistage peut devenir positif avec du CBD si le produit contient des traces de THC trop élevées, et si des traces de THC sont trouvées, cela peut constituer une infraction.
Ce que vous devez retenir si vous conduisez
Les forces de l’ordre utilisent le test salivaire pour dépister l’usage de stupéfiants au volant, puis confirment en cas de positivité.
Donc, si vous consommez du CBD, la seule façon “fiable” d’éviter un résultat lié au THC, c’est d’éviter l’exposition au THC. Les astuces rapides ne garantissent rien. Et surtout, elles ne changent pas ce que le test mesure.
Les bons réflexes côté sécurité
Si vous consommez du CBD, privilégiez des produits avec analyses sérieuses, et comprenez bien la différence entre “sans THC” et “traces possibles”. Ensuite, si vous prenez des médicaments, gardez en tête que le CBD peut interagir avec certains traitements : l’ANSM met en garde sur ce point.
À retenir
Quand on demande combien de temps le CBD reste dans la salive, on parle en réalité de la fenêtre de détection du THC dans la salive. Les repères souvent cités tournent autour de 6 à 8 heures pour un usage occasionnel, et peuvent monter à 24 heures ou plus en usage intensif, selon les profils.
Le point clé, c’est le produit : s’il contient du THC, même en traces, le risque de test positif existe.