Macron affiche sa « solidarité européenne » avec l’Espagne face aux menaces de Trump

Emmanuel Macron a exprimé mercredi sa "solidarité européenne de la France" à Pedro Sanchez après les menaces de Trump de "cesser tout commerce" avec l'Espagne. Le président français a félicité le Premier ministre espagnol pour son "courage" de dire "non à la guerre" en Iran. Pourtant, Macron lui-même envoie le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée et affirme que l'Iran porte la "responsabilité première" du conflit.

© Emmanuel Macron et Pedro Sanchez lors d'une rencontre bilatérale à l'Élysée. Mercredi 3 mars 2026, Macron a exprimé sa "solidarité européenne de la France" au Premier ministre espagnol après les menaces de Trump de "cesser tout commerce avec l'Espagne". Le président français a félicité Sanchez pour son "courage" de dire "non à la guerre" en Iran après le refus de Madrid d'autoriser l'utilisation des bases de Rota et Morón pour les frappes contre l'Iran. Néanmoins, cette position reste contradictoire : le même jour, Macron a ordonné l'envoi du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle en Méditerranée et affirmé que l'Iran portait la "responsabilité première" du conflit.

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EN BREF — Macron soutient Espagne mercredi après menaces Trump. « Solidarité européenne France » à Sanchez. Félicite « courage » dire « non guerre ». MAIS Macron envoie Charles de Gaulle Méditerranée. Dit Iran « responsabilité première ». Position contradictoire. Espagne pacifiste vs France/Allemagne militaristes. UE divisée guerre Iran.


Macron soutient Sanchez… tout en soutenant la guerre

Emmanuel Macron a déclaré mercredi sur X à Pedro Sanchez : « La solidarité européenne de la France en réponse aux menaces de coercition économique. » Par ailleurs, le président français a salué le « courage » du Premier ministre espagnol de dire « non à la guerre ». En effet, cette marque de soutien intervient après que Trump a menacé mardi de « cesser tout commerce avec l’Espagne ».

Néanmoins, la position de Macron reste profondément ambiguë. Ainsi, le même jour, le président français a affirmé que l’Iran portait la « responsabilité première » de ce conflit, malgré les frappes américano-israéliennes qui l’ont déclenché. De plus, Macron a ordonné l’envoi du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle et son groupe aéronaval en Méditerranée pour « protéger le canal de Suez ».

L’UE affiche une solidarité… de façade

Le président du Conseil européen Antonio Costa a également exprimé sur X « la pleine solidarité de l’Union européenne avec l’Espagne ». En effet, Bruxelles rappelle que « l’UE négocie les accords commerciaux au nom des 27 pays membres ». Ainsi, Trump ne peut pas rompre le commerce bilatéral avec l’Espagne sans toucher toute l’Union.

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Néanmoins, cette solidarité européenne cache de profondes divisions. Par ailleurs, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit mardi prêt à « convaincre l’Espagne d’augmenter ses dépenses de défense à 5% du PIB ». Ainsi, l’Allemagne semble davantage alignée sur les positions américaines que sur celles de l’Espagne.

Sanchez tient tête à Trump : « Pas complice par peur »

Dans une allocution prononcée mercredi, Pedro Sanchez a promis que son pays ne serait « pas complice » des attaques contre l’Iran « par peur des représailles de certains ». En effet, cette référence directe à Trump constitue un acte de courage politique rare en Europe.

Par ailleurs, le Premier ministre espagnol a dénoncé « l’action militaire unilatérale » menée par les États-Unis et Israël, estimant qu’elle constitue « une escalade » alimentant « un ordre international plus incertain et hostile ». Néanmoins, Trump a rétorqué : « Nous pourrions utiliser les bases si nous le voulions. Personne ne va nous dire non. »

La France dans une position inconfortable

Contrairement à l’Espagne qui refuse clairement la guerre, la France adopte une position équivoque. En effet, Macron affirme que les frappes américano-israéliennes ont été « conduites en dehors du droit international ». Néanmoins, il ajoute immédiatement qu' »aucun bourreau ne sera regretté », visant Ali Khamenei.

Par ailleurs, la France déploie le Charles de Gaulle en Méditerranée et participe à des « opérations défensives » coordonnées avec le Royaume-Uni et l’Allemagne. Ainsi, malgré sa rhétorique de soutien à l’Espagne, la France s’engage militairement aux côtés des États-Unis.

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