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EN BREF
52 morts, 154 blessés. Le Liban a subi des frappes israéliennes lundi. 28 500 personnes ont été déplacées. Les raids ont touché la banlieue sud de Beyrouth, le Liban-Sud et la Békaa. Israël dit avoir frappé plus de 70 cibles du Hezbollah. L’armée israélienne répond à des roquettes tirées dimanche vers le nord d’Israël. Le chef d’état-major prévient : “les jours de combat seront longs”. Human Rights Watch alerte sur le risque pour les civils. Le gouvernement libanais annonce l’interdiction d’attaques depuis le territoire.
Un bilan qui s’alourdit : 52 morts et 154 blessés
Les frappes israéliennes menées depuis dimanche soir au Liban ont fait au moins 52 morts et 154 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. Un premier bilan évoquait 31 morts et 149 blessés. Le nombre de victimes a donc fortement augmenté en quelques heures.
Les raids ont touché plusieurs zones. L’aviation a visé la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), considérée comme un fief du Hezbollah. Les frappes ont aussi visé le Liban-Sud et la Békaa. Les habitants ont fui rapidement. L’unité de gestion des catastrophes évoque plus de 28 500 déplacés.
Sur le terrain, l’impact se voit immédiatement. Les familles quittent les quartiers bombardés. Les routes se saturent. Beaucoup cherchent un refuge chez des proches ou dans des lieux d’accueil improvisés. La peur d’une escalade domine, surtout après une guerre récente dans la région.
Le Hezbollah attaque, Israël riposte massivement
Dimanche, le Hezbollah a tiré des roquettes vers le nord d’Israël. Le mouvement a aussi lancé des drones, selon les informations communiquées. Cette attaque intervient après une période de relative accalmie. Les autorités israéliennes n’ont pas signalé de victimes liées à ces tirs dans les éléments disponibles.
Israël a ensuite déclenché une riposte d’ampleur. L’armée israélienne affirme avoir frappé plus de 70 cibles du Hezbollah. Elle dit viser des infrastructures et des positions du mouvement. Elle annonce aussi avoir ciblé des responsables. Ces affirmations restent à confirmer de manière indépendante.
L’armée israélienne présente l’opération comme une réponse directe. Elle insiste sur un objectif de pression militaire durable. En parallèle, la situation s’est tendue dans plusieurs zones libanaises. Les habitants ont fait face à de nouvelles alertes et à des bombardements répétés.
« Préparez-vous à de nombreux jours de combat »
Le chef d’état-major israélien a averti que les prochains jours pourraient être difficiles. Il parle de “jours de combat longs”. Ce message prépare l’opinion à une séquence qui s’inscrit dans la durée, plutôt qu’à une action ponctuelle.
Israël a aussi appelé à l’évacuation de localités au sud du Liban. L’armée recommande aux habitants de s’éloigner des zones visées. Dans le même temps, elle ne confirme pas, à ce stade, une offensive terrestre immédiate. Des troupes restent toutefois déployées le long de la frontière.
Human Rights Watch alerte sur un point central : le risque pour les civils. L’ONG rappelle que la présence d’un groupe armé ne justifie pas des frappes indiscriminées. Elle demande des mesures pour limiter les dommages aux populations.
Le gouvernement libanais interdit toute activité militaire
Face à la montée des tensions, le gouvernement libanais annonce une ligne officielle : il interdit les attaques depuis le territoire libanais. Les autorités affirment que la décision de guerre relève de l’État. Elles tentent ainsi de reprendre la main, dans un contexte politique et sécuritaire fragile.
Le Hezbollah conteste cette position. Le mouvement conserve une capacité militaire qui dépasse largement celle de l’armée libanaise. Le gouvernement dispose donc de peu de leviers immédiats pour faire appliquer cette interdiction. Sur le terrain, les combats et les déplacements se poursuivent.
Dans les zones touchées, la priorité reste l’urgence. Les habitants cherchent à se protéger et à rejoindre des endroits plus sûrs. Les services de secours tentent de gérer l’afflux. Le bilan humain, lui, continue d’inquiéter.