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Ce qu’on sait sur le projet
Peter Berg réalise, Taylor Sheridan écrit
Le duo qui porte le projet est solide. Peter Berg prend les commandes de la réalisation. On lui doit Du sang et des larmes et Deepwater Horizon — deux films de guerre viscéraux, ancrés dans le réel. À ses côtés, Taylor Sheridan signe le scénario. Créateur de Yellowstone, auteur de Sicario — c’est l’une des plumes les plus affûtées du thriller américain aujourd’hui.
Au CinemaCon, Berg a envoyé un message vidéo clair aux exploitants de salles. « Taylor et moi sommes profondément connectés à la communauté des forces spéciales. Nous voulons appréhender ces soldats à un niveau humain, tout en offrant une échelle visuelle impressionnante. » De son côté, le producteur David Ellison a évoqué une approche comparable à Top Gun: Maverick. Autrement dit, un film grand public qui ne sacrifie pas l’authenticité.
Le casting et le scénario restent secrets
Pour l’instant, ni les acteurs ni la période historique retenue ne sont connus. C’est un vrai sujet. La franchise Call of Duty couvre un territoire immense : la Seconde Guerre mondiale avec les premiers opus, la Guerre Froide des Black Ops, ou encore des scénarios futuristes. Chaque époque offre un terrain radicalement différent. Le choix narratif dira beaucoup sur ce que Paramount veut vraiment faire de cette adaptation.
Ce silence suggère que le projet est encore en développement actif. En coulisses, l’écriture du script et les choix de casting se jouent en ce moment.
Pourquoi c’est un pari énorme
500 millions de copies, 35 milliards de dollars
Call of Duty n’est pas une franchise ordinaire. Depuis 2003, la série a vendu plus de 500 millions de copies. Elle a généré plus de 35 milliards de dollars de revenus. Elle a dominé le marché du jeu vidéo pendant 16 années consécutives. C’est un record absolu. Naturellement, l’adaptation cinématographique porte un poids considérable. Les attentes des fans seront aussi massives que les enjeux commerciaux.
Rob Kostich, directeur d’Activision, l’a dit clairement au CinemaCon : « On ne voulait faire ce film qu’avec les bonnes personnes. » Ce discours traduit une vraie prudence. Activision sait que mal adapter Call of Duty pourrait être aussi dévastateur pour la marque qu’un succès pourrait être retentissant.
Le moment idéal pour les adaptations gaming
Paramount arrive pourtant au meilleur moment possible. Ces dernières années, les adaptations de jeux vidéo ont prouvé leur puissance au box-office. The Last of Us a établi de nouveaux standards. Super Mario Bros. a engrangé 1,3 milliard de dollars mondial. A Minecraft Movie vient de confirmer l’appétit du grand public pour l’univers gaming. Par conséquent, Call of Duty arrive dans un contexte favorable — à condition que l’exécution soit à la hauteur.
En positionnant la sortie le 30 juin 2028, juste avant le 4 juillet américain, Paramount place clairement le film dans la case des blockbusters estivaux. Le message est limpide : on vise large, et on vise fort.
Ce qu’on attend encore
Le chantier reste largement ouvert. D’ici 2028, Paramount devra répondre aux questions qui agitent déjà la communauté gaming. Quelle époque ? Quel personnage central — Captain Price, Ghost, Alex Mason ? Un scénario original ou l’adaptation d’un opus existant ?
Par ailleurs, la vraie question de fond reste entière. Call of Duty n’est pas seulement une licence — c’est une culture. Des millions de joueurs y ont passé des milliers d’heures. Adapter ça en deux heures de film sans trahir cette communauté reste le défi principal. Peter Berg et Taylor Sheridan ont le profil pour livrer quelque chose de solide. Reste à voir si l’exécution est à la hauteur de l’ambition.