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- L’Iran confirme officiellement la mort de Khamenei
- L’annonce à 5h du matin sur la télévision d’État
- Trente-sept ans au pouvoir, symbole de la théocratie
- Trente bombes larguées sur la résidence du guide suprême
- Un bombardement massif sur le complexe résidentiel
- Toute une partie de la famille décimée
- Netanyahu promet des milliers de frappes supplémentaires
- Trump appelle les Iraniens à « reprendre leur pays »
- Un espoir de soulèvement populaire
- Le fils du chah se réjouit de la « fin du régime »
- Des cris de joie entendus à Téhéran
- Quarante jours de deuil et menaces de représailles
- Sept jours fériés et promesse de « châtiment sévère »
- Des milliers d’Iraniens manifestent en noir
- Un triumvirat intérimaire formé
- Une succession incertaine dans un Iran en guerre
- Plusieurs candidats potentiels pour remplacer Khamenei
- Un système résilient mais un vide de pouvoir considérable
- Une structure de commandement décapitée
EN BREF — Ali Khamenei tué samedi 28 février frappes USA-Israël. Iran confirme dimanche matin. 86 ans, guide suprême depuis 1989 (37 ans pouvoir). 30 bombes sur résidence Téhéran. Trump : « reprendre leur pays ». Iran : 40 jours deuil, 7 jours fériés. Gardiens Révolution : « châtiment sévère ». Manifestations Téhéran. Triumvirat intérimaire formé.
L’Iran confirme officiellement la mort de Khamenei
L’annonce à 5h du matin sur la télévision d’État
La télévision d’État iranienne a confirmé dimanche à 5h du matin heure locale (1h30 GMT) la mort d’Ali Khamenei. En effet, un présentateur a annoncé : « Avec le martyre du guide suprême, sa voie et sa mission ne seront ni perdues ni oubliées; elles seront au contraire poursuivies avec davantage de vigueur et de zèle. »
Trente-sept ans au pouvoir, symbole de la théocratie
Par ailleurs, l’ayatollah de 86 ans occupait cette fonction depuis le décès en 1989 du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini. Ainsi, Ali Khamenei incarnait depuis 37 ans la théocratie iranienne et sa confrontation idéologique avec les États-Unis, qu’il nommait le « Grand Satan », et Israël, son ennemi juré.
Néanmoins, sa mort avait été annoncée samedi soir par Donald Trump sur Truth Social avant que l’Iran ne confirme. En effet, le président américain avait écrit : « Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort. »
Trente bombes larguées sur la résidence du guide suprême
Un bombardement massif sur le complexe résidentiel
La chaîne 12 de la télévision israélienne a révélé que « trente bombes » ont été larguées samedi sur le complexe résidentiel de l’ayatollah Ali Khamenei à Téhéran. En effet, des images satellites du New York Times montrent d’importants dégâts sur la résidence du guide.
Toute une partie de la famille décimée
Par ailleurs, outre Ali Khamenei, sa plus jeune fille Hoda a également été tuée en compagnie de son mari et de sa propre fille. Ainsi, Zahra Haddad-Adel, épouse du deuxième fils Mojtaba, a aussi été tuée. En conséquence, c’est toute une partie de la famille du guide qui a péri dans les frappes.
Netanyahu promet des milliers de frappes supplémentaires
De plus, Benyamin Netanyahu a déclaré avoir éliminé « des hauts responsables du régime des ayatollahs, des commandants des Gardiens de la Révolution, des responsables de premier plan du programme nucléaire ». Néanmoins, le Premier ministre israélien prévient : « Dans les prochains jours, nous frapperons des milliers de cibles du régime terroriste. »
Trump appelle les Iraniens à « reprendre leur pays »
Un espoir de soulèvement populaire
Le président américain Donald Trump s’est réjoui de cette mort, la qualifiant de « la plus grande opportunité pour les Iraniens de reprendre leur pays ». En effet, Trump espère clairement un soulèvement populaire profitant du chaos provoqué par l’assassinat du guide.
Le fils du chah se réjouit de la « fin du régime »
Par ailleurs, Reza Pahlavi, fils du défunt chah d’Iran renversé en 1979, a également exprimé sa satisfaction sur X. Ainsi, il a écrit : « Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire. »
Des cris de joie entendus à Téhéran
Néanmoins, dans la capitale iranienne, des cris de joie ont été entendus samedi soir après l’annonce de la mort de Khamenei. En effet, des journalistes présents à Téhéran ont constaté ces réactions spontanées dans certains quartiers.
Quarante jours de deuil et menaces de représailles
Sept jours fériés et promesse de « châtiment sévère »
L’Iran a décrété 40 jours de deuil national et 7 jours fériés suite au décès du guide suprême. En effet, les Gardiens de la Révolution ont promis un « châtiment sévère » aux responsables de cet assassinat.
Des milliers d’Iraniens manifestent en noir
Par ailleurs, dimanche, des milliers d’Iraniens vêtus de noir ont manifesté à Téhéran en hommage à Ali Khamenei. Ainsi, brandissant des portraits du guide, ils ont scandé « A mort l’Amérique! », « A mort Israël! » au milieu de drapeaux de la République islamique.
Un triumvirat intérimaire formé
Néanmoins, un « Conseil de direction intérimaire » triumvirat a été formé en attendant l’élection d’un nouveau guide par l’Assemblée des Experts. Ainsi, il est composé du président Massoud Pezechkian, du chef du système judiciaire Gholamhussein Mohseni Ejei et de l’ayatollah Alireza Arafi.
Une succession incertaine dans un Iran en guerre
Plusieurs candidats potentiels pour remplacer Khamenei
La succession de Khamenei s’annonce complexe dans un contexte de guerre totale. En effet, l’Assemblée des Experts doit choisir parmi plusieurs candidats potentiels : Ali Larijani (ancien ministre), Alireza Arafi, Mohsen Qomi ou Mojtaba Khamenei (fils du défunt guide).
Un système résilient mais un vide de pouvoir considérable
Par ailleurs, le système politique iranien est caractérisé par des redondances institutionnelles qui assurent sa résilience. Néanmoins, la disparition du guide suprême au pouvoir depuis 37 ans crée un vide considérable. En conséquence, plusieurs scénarios sont possibles : continuation du régime avec un nouveau guide, chaos institutionnel, ou soulèvement populaire.
Une structure de commandement décapitée
De plus, la mort de plusieurs autres hauts responsables complique encore la situation. Ainsi, le chef d’État-major des armées, le ministre de la Défense et le chef des Gardiens de la Révolution ont également été tués samedi. En conséquence, la structure de commandement iranienne est décapitée au pire moment.