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EN BREF — Rachida Dati démissionne mercredi 25 février du ministère Culture. Ministre depuis janvier 2024 (2 ans). Quitte gouvernement pour municipales Paris 15-22 mars. Candidate droite face Emmanuel Grégoire (PS). Macron remercie son action. « Paris engagement d’une vie ». Campagne officielle ouvre 2 mars.
Une démission attendue à trois semaines du scrutin
Rachida Dati a annoncé mercredi soir avoir remis sa démission du gouvernement au président Emmanuel Macron. En effet, lors d’une interview sur BFMTV, la ministre de la Culture a déclaré : « Je vais changer Paris et la vie des Parisiens. » Par ailleurs, elle précise avoir remis « ce matin sa démission au président de la République ».
Cette décision intervient à moins de trois semaines du premier tour des élections municipales parisiennes. En effet, les scrutins se tiendront les 15 et 22 mars 2026. Ainsi, la campagne officielle doit s’ouvrir le 2 mars. Par conséquent, Dati peut désormais se consacrer à 100% à la bataille pour l’Hôtel de Ville.
Néanmoins, ce départ était annoncé depuis plusieurs semaines. Par ailleurs, elle avait déclaré mi-janvier sur France Inter qu’elle quitterait « bien sûr » le gouvernement à l’approche des municipales. En effet, Dati ne voulait plus porter la double casquette de ministre et candidate.
« Paris est pour moi l’engagement d’une vie »
Dans un communiqué transmis par son équipe rue de Valois, Rachida Dati exprime sa reconnaissance. En effet, elle écrit : « Je quitte ces responsabilités avec un profond respect et une grande reconnaissance pour celles et ceux qui font vivre, au quotidien, la politique culturelle de notre pays. »
Par ailleurs, elle ajoute : « Les prochaines semaines seront déterminantes pour Paris. Paris est pour moi l’engagement d’une vie. » Ainsi, la maire du 7e arrondissement de la capitale affiche sa détermination totale. Néanmoins, elle salue son bilan au ministère malgré des restrictions budgétaires importantes.
De plus, l’Élysée réagit rapidement. En effet, Emmanuel Macron « l’a remerciée pour l’action utile qu’elle a déployée au service des Français ces deux dernières années et lui a adressé tous ses encouragements dans le combat qu’elle mène ». Ainsi, le président soutient ouvertement sa candidature parisienne.
Deux ans à la tête du ministère de la Culture
Rachida Dati occupait le poste de ministre de la Culture depuis le 11 janvier 2024. En effet, elle a survécu à tous les remaniements gouvernementaux malgré des poursuites judiciaires pour corruption et trafic d’influence. Par ailleurs, la femme politique de 60 ans a marqué le ministère par son franc-parler et son style opiniâtre.
Néanmoins, son bilan reste contrasté. En effet, elle revendique le renforcement de la culture dans les territoires ruraux et la protection du patrimoine. Par ailleurs, elle a limité la casse malgré une baisse de 173,4 millions d’euros sur 3,7 milliards de budget. Ainsi, Dati affirme avoir défendu la culture face aux restrictions.
De plus, son cheval de bataille était la réforme de l’audiovisuel public. En effet, elle souhaitait unir France Télévisions, Radio France et l’INA face aux plateformes. Néanmoins, ce projet de holding n’a pas abouti. Par ailleurs, son mandat restera marqué par les soubresauts du Louvre : vol des bijoux, avaries et grève perlée depuis mi-décembre.
Une bataille parisienne serrée face à Emmanuel Grégoire
Rachida Dati affronte principalement Emmanuel Grégoire, candidat socialiste soutenu par les écologistes. En effet, les sondages les donnent au coude-à-coude. Par ailleurs, un récent sondage Ifop la donne gagnante dans la quasi-totalité des scénarios de second tour.
Néanmoins, elle subit une double concurrence. En effet, Sarah Knafo (Reconquête) attaque à sa droite tandis que Pierre-Yves Bournazel (Horizons/Renaissance) la concurrence au centre. Par ailleurs, Bournazel a réaffirmé mercredi sur France Inter qu’il refusait toute alliance avec Grégoire ou Dati au second tour.
Ainsi, la configuration du second tour reste incertaine. Néanmoins, Dati affiche sa confiance. En effet, déjà candidate en 2020, elle s’était inclinée face à Anne Hidalgo dans une triangulaire. Par conséquent, elle entend prendre sa revanche et incarner l’alternance à Paris après des années de gestion socialiste.