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L’opération militaire qui a tout changé
Dimanche 22 février, les forces spéciales mexicaines, soutenues par des renseignements américains, lancent un raid pour capturer El Mencho. Blessé lors de l’affrontement, il décède pendant son transfert aérien vers Mexico. De plus, six membres du CJNG sont tués sur place ou en route.
L’armée confirme la mort du baron de 59 ans, considéré comme le dernier grand parrain libre depuis l’incarcération d’El Chapo et d’El Mayo Zambada (Sinaloa). En outre, les États-Unis offraient jusqu’à 15 millions de dollars pour sa capture. Enfin, cette élimination représente une victoire majeure pour le gouvernement de Claudia Sheinbaum face aux pressions de Washington.
Une flambée de violences immédiate et coordonnée
Dès l’annonce, le CJNG réplique violemment. Des membres bloquent autoroutes, incendient voitures et commerces, et tirent sur des forces de sécurité. Ainsi, les troubles touchent Jalisco (fief du cartel), Michoacán, Guanajuato, Colima, Puebla, Sinaloa et d’autres États.
Par ailleurs, des explosions et barrages routiers paralysent des villes comme Guadalajara et Puerto Vallarta. De plus, des vols sont annulés, des touristes coincés, et des écoles fermées. Les ambassades (États-Unis, France, Belgique) appellent leurs ressortissants à rester confinés et à éviter tout déplacement. Toutefois, la présidente Sheinbaum appelle au calme : « Restons informés et sereins. Les autorités contrôlent la situation. »
Le CJNG : un cartel ultra-violent et en pleine expansion
Fondé vers 2009-2010 par El Mencho (ex-policier et cultivateur d’avocats), le CJNG est devenu l’un des plus puissants et brutaux du Mexique. Il rivalise avec le cartel de Sinaloa, contrôle des routes clés pour fentanyl, méthamphétamines et cocaïne vers les États-Unis.
De plus, il est accusé d’attaques contre l’armée (drones explosifs, mines), d’exécutions filmées et d’une présence dans tous les États mexicains. Cependant, sa mort risque de provoquer une guerre interne pour le contrôle. Enfin, des experts craignent une fragmentation comme après la chute d’El Chapo.
Impact sur le narcotrafic et la sécurité nationale
Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus dure sous Sheinbaum, avec soutien US accru (renseignements, task force militaire). Par ailleurs, elle répond aux menaces de Trump sur les cartels.
Toutefois, l’histoire montre que tuer un chef provoque souvent plus de chaos que de stabilité (ex. : arrestations d’Ovidio Guzmán en 2019-2023). De plus, la violence liée aux cartels a causé plus de 450 000 morts depuis 2006. Enfin, l’avenir du CJNG reste incertain : une lutte successorale pourrait affaiblir le groupe ou au contraire le rendre plus imprévisible.
Revolution Magazine suit cette crise en temps réel. Elle pourrait redéfinir la lutte antidrogue au Mexique et les relations avec les États-Unis.